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Produits laitiers La restructuration de l’allemand Nordmilch sera douloureuse

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Le numéro un laitier allemand, Nordmilch, va devoir procéder à une restructuration dont tout indique qu’elle ne sera pas facile. Le groupe, qui exploite 21 usines, a décidé d’en arrêter onze d’ici 2008. La mesure se traduira par la suppression de 1 500 emplois sur un effectif de 4 400 personnes.

Le programme de restructuration envisagé par Nordmilch est le plus vaste qui ait été entrepris dans l’industrie laitière allemande. Dès 2004, l’usine Bremerland à Seckenhausen et la fromagerie d’Ottendorf seront fermées. L’usine de Strückhausen connaîtra le même sort après le transfert de la production des crèmes glacées vers l’outil de Zeven. Sont également condamnés la laiterie de Bützow, l’usine de séchage de Schleswig et le centre de logistique de Nordhorn.

En plus de ces fermetures, qui ont déjà été déjà annoncées, sont évoquées l’arrêt de la laiterie Bermes à Holdorf et la suppression de 200 postes dans les services administratifs. La laiterie de Zeven et la fromagerie Edewecht – déjà la plus grande d’Europe – deviendront les centres de compétence des dix sites de production qui seront préservés.

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« Cure de cheval »

Le bon niveau des capitaux propres permettra au groupe de financer ce programme qui ne devrait guère les entamer. Ils resteront proches de 20% après cette « cure de cheval», fait valoir Stephan Tomat, 36 ans, nouveau responsable du groupe, venu de Nestlé en juillet dernier pour succéder à Manfred Tag. Le problème spécifique de Nordmilch sera-t-il pour autant résolu ? Le groupe est poussé à la restructuration par le mécontentement des producteurs de lait, qui comptent parmi les plus mal payés d’Allemagne puisqu’ils perçoivent cinq centimes d’euros de moins que leurs voisins. S’il souhaite préserver son réseau de livreurs, Nordmilch devrait payer sa matière première 28 centimes… mais il lui manque 80 à 100 millions d’euros dans les caisses pour revaloriser ses prix.