Le conflit s’est encore durci le 6 juillet à La Réunion autour du prix de la canne à sucre, le principal syndicat de l’île ayant apporté son soutien aux planteurs face à Tereos.
Les producteurs de canne à sucre, appuyés par la Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER), la FDSEA et les JA, réclament 6 euros d’augmentation du prix de la tonne de canne. Longtemps bloqué sur une hausse de 49 centimes, Tereos a proposé le 6 juillet une augmentation de 2,50 euros, après une première offre de 1,90 euro la veille. Les planteurs ont refusé ces propositions.
Ils ont mené le 6 juillet plusieurs actions dans les organismes et administrations liés à la filière canne-sucre. Ils ont invité les salariés de la Direction de l’agriculture, de la chambre d’agriculture et de commerces spécialisés dans la vente de matériaux et de produits agricoles à quitter leurs lieux de travail. La menace d’une paralysie générale pèse sur l’économie de l’île. Le dirigeant de la FDSEA Frédéric Vienne a annoncé que les tracteurs quitteront les abords de la préfecture le 7 juillet, mais que si aucune solution n’était trouvée, « des actions encore plus importantes seront menées dès lundi » 10 juillet.
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Le 4 juillet, les sept députés de La Réunion ont écrit aux ministres de l’Agriculture et des outre-mer pour demander à être reçus « le plus rapidement possible ». Le courrier souligne que « l’avenir de la filière canne-sucre-énergie dépend non seulement d’une mise en valeur plus systématique des produits de la canne, mais aussi d’une juste répartition des revenus qui en découleront ». Et de rappeler que le gouvernement précédent a décidé d’une aide supplémentaire de 28 M d’euros pour les industriels (Tereos) sur 2017 à 2020, afin de ne pas pénaliser la filière. Le conseil départemental a annoncé le 5 juillet qu’il porterait le taux d’aide à la replantation de 50 à 90 %, dans le cadre du Feader.
Par ailleurs, le groupe coopératif Tereos a indiqué le 30 juin avoir reçu trois jours plus tôt la visite d’agents de la DGCCRF à la Réunion. « Tereos confirme avoir reçu le 27 juin la visite d’agents de la DGCCRF relative aux procédés de fabrication et à l’étiquetage de certains sucres spéciaux produits à l’Ile de La Réunion », affirme-t-il dans un communiqué, confirmant des informations de la presse locale.