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La Romainville voit son avenir à l’échelle nationale

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La chaîne de pâtisseries parisiennes renforce son réseau de magasins et veut se déployer en France en s’appuyant sur la franchise et sur le e-commerce.

En dépit de ses 70 ans, la Romainville ne manque pas de projets. Douze ans après sa reprise par Yves Hombreux et Didier Level, les deux associés veulent accélérer le développement de l’enseigne bien au-delà de la région parisienne et des deux boutiques lyonnaises. 

« Nous prévoyons d’ouvrir chaque année 3 magasins en propre et 5 franchisés, en commençant dès 2019 avec des nouvelles boutiques à Ivry, Trappes ou Drancy, mais aussi en régions », explique Yves Hombreux. Les nouvelles boutiques en propre devraient ainsi ouvrir dans les grandes métropoles régionales comme Lille, Lyon, Marseille, tandis que les franchisés ouvriraient dans les autres zones. Des discussions ont lieu actuellement en vue d’une implantation à Bordeaux ou à Lyon, dans le 9e arrondissement. Ce sera la 4e boutique de l’agglomération lyonnaise.

Le réseau actuel compte 36 points de vente dont 30 en propre, concentrés essentiellement en région parisienne. L’enseigne est née rue de Romainville, dans le XIXe arrondissement de la capitale en 1949, et a essaimé dès les années 1970 en s’implantant aux abords des grandes surfaces. Sainte-Geneviève-des-Bois fut ainsi l’une des ouvertures emblématiques, juste à côté du premier supermarché Carrefour. « Nous privilégions l’implantation dans des zones de flux, à des endroits bien visibles et facilement accessibles en voiture », détaille Yves Hombreux.

Collaboration avec O'Marché frais

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Ces dernières années, la Romainville s’est rapprochée de la chaîne de magasins alimentaires O’Marché frais (associée à Casino). « Nous avons la même clientèle familiale et populaire », explique le dirigeant de la Romainville. Juste avant les fêtes de fin d’année, l’enseigne a ainsi ouvert une boutique aux abords immédiats du nouveau supermarché O’Marché frais de La Courneuve. Avec le même modèle économique que lors des 3 précédentes collaborations : le supermarché aménage le local commercial et le pâtissier apporte seulement ses vitrines et lui verse un loyer en échange. 150 000 euros de travaux ont ainsi été mobilisés par les partenaires pour cette ouverture.

Pour alimenter les 36 boutiques, le Romainville possède son propre atelier à Clichy-sous-Bois, où 110 salariés travaillent. Les pâtisseries sont réalisées pour l’essentiel à la main et livrées plusieurs fois par semaine. C’est aussi à cet endroit que sont confectionnées les pièces sur commande, notamment pour les réceptions, une spécialité de la marque, qui excelle aussi dans la personnalisation. Parmi ses spécialités : les gâteaux décorés d’une photo fournie par le client et… comestible.

Au fil de l’extension du réseau de boutiques, l’atelier a renforcé ses capacités. Les batteurs sont actuellement en cours de remplacement, et la société va investir dans une enrobeuse pour de nouvelles recettes. Mais ce sont surtout les nouvelles boutiques en propre qui exigent des capitaux. Plusieurs centaines de milliers d’euros chaque année, selon la société. Des investissements qui sont financés avec le concours des banques et sur les fonds propres, la société étant peu endettée selon les déclarations des dirigeants.

Réalisant une « vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires » chaque année, la Romainville devrait voir ses ventes encore progresser grâce à un nouveau canal de distribution : le e-commerce. Dotée de son propre site, la Romainville propose le click and collect, mais aussi la livraison partout en France pour les produits qui peuvent être surgelés. Une source de rentrées additionnelles rendue possible en s’appuyant sur la solution proposée par Chronofresh.