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« La grande distribution en France n’a pas attendu la réglementation pour se soucier des problématiques environnementales », rappelle Philippe Joguet, en charge des actions de la FCD dans le domaine du développement durable. « La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution a participé dès l'origine au processus de concertation du Grenelle de l'environnement et suit l'élaboration des lois et règlements qui en résultent mais elle peut surtout se qualifier de pionnier dans les conventions d’engagements volontaires initiés dans ce cadre». À cet égard, il rappelle les actions menées pour le développement de la consommation durable, notamment l’engagement des distributeurs pour promouvoir les produits éco-labellisés ou ont augmenté de plus de 15% par an la part des produits issus de l’agriculture biologique. De même, afin de tester la faisabilité de l’affichage environnemental, les enseignes FCD ont mené, dès 2009, une étude sur 300 produits de consommation courante (dont 150 références alimentaires avec l’Ania). C’est fortes de cette expertise que 8 enseignes de la FCD ont participé à l’expérimentation nationale en voie d’achèvement visant à donner aux consommateurs des indicateurs pertinents, en plus du CO2, pour chaque catégorie de produits.
Un levier d’amélioration
Par delà les aspects purement environnementaux, la FCD rappelle ses initiatives en faveur du développement local, à l’instar des accords de contractualisation pour la promotion des viandes d’origine française, ainsi que les efforts déployés afin de favoriser l’origine France pour les produits de saison, privilégier les circuits courts ou valoriser les produits de terroir. Concernant le décret d’avril 2012 faisant obligation à certaines entreprises (dont les grandes chaînes de distribution, vu leur taille) d'inclure dans leur rapport de gestion des informations à caractère social et environnemental, les distributeurs attendent l’arrêté relatif à la vérification. « Le décret publié dresse de façon assez précise la liste des informations à fournir par les entreprises », juge Philippe Joguet, mais la FCD travaille avec ses adhérents à l’élaboration d’indicateurs RSE communs à la profession. « Le consommateur et nos différents partenaires ont besoin d’informations complètes et synthétiques et il ne faut pas multiplier les référents ». Il ne faut donc pas non plus multiplier les exigences. Quelles que soient les modalités finalement retenues, il faut que la démarche RSE soit conçue pour créer de la valeur. « Les entreprises y ont tout intérêt, car ces démarches sont un vecteur possible d’amélioration de leurs performances ». Ainsi, les expériences menées par certaines enseignes en matière d’affichage environnemental ont permis de mieux connaître les produits et d’identifier des possibilités d’optimisation dans le process de fabrication. Concernant plus spécifiquement l’approche engagée par Coop de France et l’Ania, visant à développer un guide d’utilisation de la norme ISO 26 000, la FCD dit « être intéressée et suivre attentivement cette démarche ».
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