L’initiative des ministres belges intervient au moment où le gouvernement français devrait réunir une grande table ronde dédiée à la filière porcine, en grande difficulté, d’ici à mi-avril. L’une des raisons le plus fréquemment invoquées par les professionnels français est la concurrence déloyale induite par les politiques salariales allemandes. Alain Berger, délégué interministériel aux industries agroalimentaires et à l'agro-industrie, a rendu le rapport qui lui avait été commandé cet automne par Stéphane Le Foll et Guillaume Garot. Le temps des décisions politiques est donc arrivé. Si un consensus semble se dessiner sur la nécessité de refaire partir la production de porcs à la hausse, au niveau de l’abattage-découpe – touché de plein fouet comme en témoigne la mise en redressement judiciaire de Gad fin février –, la situation est, semble-t-il, bloqué. Confrontée à une situation très difficile, la filière peine à trouver des solutions partenariales et à se projeter durablement dans l’avenir.
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