Dans un rapport remis en mai au ministère de l’Agriculture, deux membres du CGAAER s’interrogent sur la localisation de certaines Draaf, depuis l’instauration en 2016 de treize grandes régions issues du regroupement des vingt-deux régions métropolitaines. Rappelons qu’exception faite de l’Occitanie et de Bourgogne-Franche-Comté, les Draaf ne sont pas situées dans les nouveaux chefs-lieux de région (voir graphique). Selon les auteurs, « deux localisations de siège sont particulièrement discutables » : Châlons-en-Champagne (Grand Est) et Limoges (Nouvelle-Aquitaine). Concernant le Grand Est, « une localisation plus médiane à Metz aurait sans doute été viable, estiment les inspecteurs. C’est d’ailleurs dans cette ville ou à Nancy que semblent se tenir beaucoup de réunions organisées par la Draaf, tant internes qu’externes. »
Certes, concèdent-ils, « l’importance économique des enjeux agricoles dans l’ancienne Champagne-Ardenne comme la nouvelle carte de la représentation à la Chambre régionale d’agriculture peuvent contribuer à justifier le choix qui a été réalisé ». D’ailleurs, la localisation des services du secrétariat général (SRFD) « ne pose pas nécessairement de problèmes insolubles ». Le problème semble se nouer autour de la résidence administrative du directeur de la Draaf, qui lui impose de fréquents déplacements.
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Le problème est accru par l’augmentation de la taille des régions. Le directeur d’une Draaf de taille « XXL » a ainsi calculé que « ses 60 000 km par an en automobile correspondaient peu ou prou à une journée de travail par semaine », peut-on lire dans le rapport. « Pour le chef du SRFD d’une Draaf XXL le surcoût induit par les obligations de déplacement sur le vaste territoire de la région est de l’ordre de 50 000 euros par an auxquels s’ajoutent l’immobilisation et l’entretien d’un véhicule. »