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Promotion de l’agroalimentaire La Sopexa nouvelle est arrivée

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Voici venir la nouvelle Sopexa. Après s’être allégée de la participation de l’État au capital, la « société pour la promotion des exportations agricoles » se dote d’une nouvelle structure pour devenir compétitive. Fini, le temps où l’État versait une subvention d’équilibre. S’il existe dorénavant une « Délégation de service public » qui concerne 17 % du chiffre d’affaires, la Sopexa doit faire des bénéfices. Elle devrait en annoncer à l’AG du 13 mai.

Pour la Sopexa, il y a la rupture et la permanence. La permanence : cette société de conseil en promotion et publicité va rester l’outil au service de l’agriculture et de l’agroalimentaire français. Tant vis-à-vis du marché français que, surtout, de l’expansion de l’agroalimentaire hexagonal à l’étranger. Une belle force de frappe si l’on considère les 87 millions d’euros de chiffre d’affaires, les 1 800 clients, les 40 bureaux à l’étranger capables de couvrir 55 pays et les 285 collaborateurs. Pas question pour autant de faire la promotion de produits américains ou chinois, sur leurs marchés ou ailleurs. La Sopexa est au service de la France. Mais elle pourra faire la promotion de produits européens dans le cadre de campagnes collectives intéressant également l’agroalimentaire français. D’ailleurs, pour 17 % de son activité, la Sopexa a reçu une DSP, ou « délégation de service public ». Elle agira, à ce titre, comme conseil auprès de l’État français pour la promotion de la culture alimentaire française. Les opérations déjà en cours comme « l’apéritif à la française », sont poursuivies, de même que la gestion des « pavillons français » dans le cadre des salons internationaux (Vinexpo, Salon de l’agroalimentaire).

Des appels d’offre surtout

Si la mission et les objectifs restent les mêmes, la Sopexa n’en est pas moins en pleine mutation. Une assemblée générale du 21 février a entériné l’arrivée de nouveaux actionnaires remplaçant l’État : Xavier Beulin (producteurs d’oléagineux), Philippe Pinta (céréaliers) et Noël Dupuis (Crédit agricole). Bientôt, la structure de direction devrait évoluer. Dominique Chardon, ancien secrétaire général de la FNSEA, est actuellement p.-d.g., fonction qui sera scindée en deux : dans les prochains mois, Dominique Chardon deviendra président du conseil d’administration tandis qu’un directeur général délégué, mandataire social de l’entreprise, sera recruté.

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Sur le plan opérationnel, la Sopexa est devenue une entreprise comme une autre, sur un marché surtout fait d’appels d’offres, sans chasse gardée, insiste-t-on au sein de l’entreprise. « La quasi-totalité de nos contrats sont obtenus par appel d’offre » insiste Jean-Noël Bossé, directeur adjoint de la Sopexa.

Pour mieux coller au marché, la société améliore sa structure et la présentation de ses produits. Des directions nouvelles sont créées : l’une pour les relations extérieures et la culture alimentaire, une autre pour les marchés, une troisième pour le marketing et la stratégie. Les marchés visés vont eux-mêmes évoluer puisqu’au-delà du « poumon » que constitue l’agroalimentaire, des secteurs comme l’art de la table, la nutrition et le tourisme viticole seront explorés. L’offre commerciale a été relookée, avec des présentations plus modernes des services que propose l’entreprise. « Il nous faut réinventer notre leadership », lance Dominique Chardon. Le temps des subventions d’équilibre venant de l’Etat n’est plus qu’un souvenir.