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Promotion  La Sopexa va accueillir de nouvelles interprofessions et un financier

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La vente de la participation de l’Etat dans près de 25% du capital de la Sopexa, prévue pour le début de l’automne, est retardée, au moins jusqu’à la fin de l’année. Avant, ou dans le même temps, la société doit tenter de remporter l’appel d’offres lui permettant d’émarger comme par le passé au budget de promotion des exportations prévu par le ministère de l’Agriculture et du Commerce extérieur.

A l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux parisiens de la Sopexa (Société pour l’expansion des produits agroalimentaires), le président Dominique Chardon (FNSEA) et le directeur général Jean-Noël Bossé ont confirmé le nouveau positionnement de la société, dont l’Etat ne sera plus, bientôt, l’un des actionnaires mais le client à condition qu’elle l’emporte lors des prochains appels d’offre pour ses prestations de communication et de promotion d’intérêt général pour l’agroalimentaire français, en particulier sur les marchés étrangers.

Le virage est pris pour un statut privé

L’entreprise, dont le statut et les méthodes sont désormais ceux d’une société privée mise en concurrence avec les autres agences de communication, est en train de chercher « un nouveau souffle » et ses locaux de la rue Toricelli dans le 17e arrondissement sont la traduction, selon ses dirigeants, de ce vent de « modernité ».

L’Etat, pour sa part, comme l’a précisé le directeur général de la production et des échanges du ministère de l’Agriculture, Jean-Marie Aurand, veille à la bonne application des conventions passées avec Ubifrance et l’Adepta et les administrations de l’Agriculture et du Commerce extérieur, et il demande encore quelques aménagements à l’organisation de la Sopexa avant de lui confier, si elle réussit à remporter les appels d’offre, des missions d’intérêt général parmi lesquelles « la promotion de l’image France », l’accompagnement de PME dans les Salons, l’appui aux filières et des actions plus spécifiques en faveur de tel ou tel secteur.

Quant à la cession de sa participation, qui est mise en vente pour un montant de 9 millions d’euros, elle reste bien à l’ordre du jour même si elle a pris quelque retard. « Le tour de table pour la reprise de la participation de l’Etat avance lentement », indique Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, qui en tant que président du Conseil de l’agriculture de France, a en charge de trouver de nouveaux actionnaires.

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« Mais j’ai bon espoir d’aboutir avant la fin de l’année », a indiqué en marge de cette réunion le syndicaliste agricole, corroborant les propos de différents représentants du ministère de l’Agriculture.

Le 31 mai, l’Etat avait annoncé qu’il mettait en vente cette participation qu’il détient dans la Sopexa par le biais des Offices et d’Ubifrance.

Jusqu’à présent, seule parmi les filières non encore au tour de table, l’interprofession céréalière a donné son accord écrit pour entrer, pour une part non précisée, au capital de la Sopexa, ainsi que les betteraviers. D’autres interprofessions (oléoprotéagineux, porc, etc.), qui ne sont pas présentes dans cette société anonyme, sont à la veille, semble-t-il, de répondre aux demandes.

Enfin le Crédit agricole, déjà présent au capital et sollicité pour augmenter fortement sa participation, n’a pas encore inscrit cette question à l’ordre du jour de son conseil d’administration. Et une entrée du Centre national de promotion agricole (CNPA, ex-Fonds de promotion) au sein de la Sopexa est également envisagée, encore que la question n’ait pas été posée à son conseil d’administration, selon J.-M. Lemétayer.