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Filière porcine La spécialisation de l’élevage porcin s’accroît entre 2001 et 2008

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Près de la moitié des exploitations porcines sont spécialisées en 2008, contre un peu plus d’un tiers en 2001. Tel est le constat que dresse le ministère de l’Agriculture au mois de mai 2010 à propos de l’évolution de l’élevage porcin. Outre cette spécialisation, les éleveurs de porcs modifient aussi progressivement leurs pratiques afin de respecter les normes européennes.

En 2008, 44% des exploitations porcines sont spécialisées contre 34% en 2001, selon le service de statistiques du ministère de l’Agriculture dans son mensuel Agreste Primeur du mois de mai 2010. Pourquoi un tel changement en 7 ans ? Selon Agreste, les performances des exploitations non spécialisées seraient en moyenne moins bonnes que celles des élevages spécialisés. C’est sans soute, selon la source officielle, la raison pour laquelle près des trois quarts des exploitations porcines actives en 2001 n’exerçant plus leur activité en 2008 n’étaient pas spécialisées dans la production porcine.
Cette spécialisation des élevages existants s’est accompagnée d’un changement d’activité principale pour une partie des éleveurs porcins. En effet, entre 2001 et 2008, près de 17% des naisseurs-engraisseurs sont devenus post-sevreurs et/ou engraisseurs.

La conduite d’élevage change pour s’adapter aux normes européennes
Les éleveurs ont aussi modifié leur conduite d’élevage, notamment pour s’adapter aux normes européennes de bien-être animal. Selon la directive européenne 91/630/CEE de 1991, l’utilisation d’attaches pour les truies est interdite à compter du 1er janvier 2006. C’est pourquoi, les éleveurs n’ont déclaré aucune place de truie attachée en 2008. D’autre part, cette directive prévoit que toutes les exploitations devront passer en conduite de truies en groupe à partir du 1er janvier 2013. Et les systèmes en truies bloquées ne pourront être prolongés au delà du 31 décembre 2012. Selon Agreste, la part des places dans le système de conduite en groupe est passée de 10% en 2001 à 18% en 2008. Or 70% des places de truies gestantes restent encore bloquées en 2008. Et le caillebotis reste le type de stabulation des truies le plus répandu.

Les éleveurs tiennent compte de l’intégration paysagère
Autre changement notable signalé par Agreste, « les éleveurs de porcs sont soucieux de s’intégrer dans leur environnement. » C’est pourquoi 54% des bâtiments ont subi un traitement particulier en termes d’intégration paysagère, c’est-à-dire des travaux concernant l’environnement extérieur du bâtiment en général. Néanmoins, certains aspects restent à améliorer, notamment les réaménagements de bâtiments devenus moins fréquents en sept ans (en 2008, seuls 11% des bâtiments de 20 ans ou plus ont été réaménagés il y a moins de 5 ans). De plus, la lutte contre les odeurs ne concerne qu’un quart des bâtiments.

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