Présentée en juillet dernier en même temps qu’une proposition de règlement sur la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques , la stratégie suggérée par la Commission européenne pour une utilisation durable des pesticides se traduirait pour les agriculteurs de l’UE par « des avantages nets de l’ordre de 380 à 710 millions d’euros », selon l’analyse d’impact des services bruxellois.
«Il ressort d’extrapolations fondées sur une vaste étude menée en Allemagne que l’utilisation optimale des pesticides pourrait générer pour l’UE des bénéfices dépassant les 200 millions d’euros par an, du fait de la réduction des coûts externes tels que les effets négatifs sur l’environnement et la santé humaine », souligne l’analyse d’impact des services bruxellois accompagnant la communication « stratégique » de la Commission et sa proposition de directive en la matière.
Réduction de 11 % à 16 % des quantités utilisées
« Les mesures proposées devraient entraîner une réduction de 11 % à 16 % (soit 31 000 à 44 000 tonnes de substances actives) des quantités totales utilisées chaque année, bien que cette réduction ne constitue pas un objectif », selon cette analyse. « Les économies ainsi réalisées par les agriculteurs devraient se situer entre 770 et 1 100 millions d’euros, d’où une réduction du chiffre d’affaires du secteur des produits phytopharmaceutiques (PPP) ».
« Même si le coût total des mesures (à l’exclusion des 40 à 80 millions d’euros nécessaires pour mettre en place les systèmes de gestion des conteneurs, qui devraient logiquement être pris en charge par le secteur des pesticides) est supporté par les agriculteurs, ces derniers devraient retirer de l’opération des avantages nets de l’ordre de 380 à 710 millions d’euros (compte tenu du soutien dont ils bénéficient dans le cadre du développement rural) », précisent les services de la Commission.
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Une augmentation nette des emplois
Le secteur européen des PPP fournit du travail à quelque 26 000 personnes dans l’UE à 25, sans compter les nombreuses entreprises d’autres secteurs qui interviennent dans l’utilisation de ces produits (fabricants de matériel de pulvérisation, etc.).
Pourtant, même en termes de main d’œuvre globale, « le bilan devrait être nettement positif, avec une augmentation nette de quelque 3 000 emplois », selon l’analyse d’impact.
« Les 1 700 à 2 000 emplois (dans le pire des cas) qui risquent de disparaître dans les secteurs de la production et de la distribution seront compensés par les nouveaux emplois créés dans d’autres secteurs », par exemple 200 pour les systèmes de gestion des conteneurs, 2 500 pour la formation et la certification, 1 000 pour l’essai et le contrôle des pulvérisateurs, etc., estiment les services bruxellois.