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Grippe aviaire La Thaïlande se bat pour ses marchés

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Fortement exportatrice de volailles, la Thaïlande a vu se fermer le marché européen à ses exportations de viandes saumurées. Pour autant, les producteurs de l’Union n’ont pas tiré leur épingle du jeu, dans un contexte de baisse de la consommation.

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L’épidémie de grippe aviaire qui touche dix pays asiatiques, dont la Thaïlande, forte exportatrice de produits de volailles vers l’Union européenne, n’a pas vraiment engendré d’effets bénéfiques pour les producteurs européens. Si l’UE a fermé ses frontières aux viandes fraîches thaïlandaises, elle a continué d’autoriser l’importation de viandes cuites à plus de 60 degrés, en dépit des arguments qu’ont fait valoir les professionnels sur l’insuffisance des garanties de traçabilité pour les produits ayant subi ce traitement thermique. La part des viandes saumurées, désormais interdites, et des préparations cuites, soumises à un droit de douane très faible (8,5 %) s’équilibrait peu ou prou dans les importations, précise-t-on. Cependant, dans un contexte de diminution de la consommation dans les pays européens induite par la grippe aviaire, la diminution des importations thaïlandaises n’a pas contribué à une remontée des prix. Sans compter que la Thaïlande, qui a abattu 36 millions de volatiles, exerce une pression forte afin de conserver ses marchés, comme le démontre la décision du Japon de reprendre ses importations de viandes cuites.