Voilà 16 jours ouvrés que la tomate petits fruits (cerise, allongée, cocktail) a été déclarée en crise conjoncturelle par le Réseau des nouvelles des marchés (RNM, FranceAgriMer). Au 2 juillet, elle affichait un prix de première mise en marché inférieur de 43 % à la référence hebdomadaire. Et ce alors que le 18 juin, premier jour déclaré de crise conjoncturelle, il était inférieur de 37 % à la moyenne olympique. Déjà, fin mai, la tomate petits fruits avait été dans cette situation durant quatre jours consécutifs. Pour le vice-président de l’AOPn Tomates de France Bruno Vila, cela s’explique tout d’abord par une baisse de la consommation constatée dès le confinement. La tomate petits fruits faisant des partie des produits festifs, elle s’est écoulée moins bien que la tomate grappe, explique-t-il. « La saison est difficile globalement en tomate cerise cette année. […] On a du mal à bien fluidifier le marché et à maintenir des niveaux de prix qui sont normaux. » Autre facteur explicatif : les tomates étrangères présentes sur les étals. « Ça reste quand même des produits sur lesquels on retrouve une part de produits d’importation, notamment d’origine du Maroc », ajoute Bruno Vila.
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