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Pommes de terre La transformation française est en repli

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La filière pomme de terre s’est fragilisée, ont noté les participants à la dernière assemblée générale de l’interprofession spécifique aux produits pour l’industrie. Le GIPT a ainsi mis en lumière la concurrence internationale accrue, la baisse de la consommation et la réticence des industriels à financer la recherche.

La transformation de pomme de terre destinée à l’alimentation a régressé de 10 000 tonnes lors de la campagne 2003-2004, soit une baisse de 8,5% globalement. Seul le segment des produits non surgelés a progressé (+2,85% à 78 500 t), celui des déshydratés est resté stable avec près de 57 700 t, tandis que la production de chips a fléchi de 13,6% (à 36 000 tonnes) et celle de frites surgelées de 3%.

Ce dernier poste, qui est le plus important avec 341 000 tonnes produites, a perdu 40 000 tonnes entre les deux campagnes. Or, les prix ne compensent pas les pertes en volumes, comme l’illustrent les niveaux auxquels se négocient les contrats. En cause le repli de la consommation et la concurrence des fournisseurs belges ou hollandais, dont les ventes en France ne cessent de progresser, alors même que vient de fermer l’usine picarde de Flodor.

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En revanche, le débouché de la pomme de terre pour les féculeries a été porteur dans un contexte de rattrapage par rapport à une récolte déficitaire en 2003. Les tonnages transformés ont progressé de 120 000 tonnes à 1,22 MT pour donner 280 838 t de fécule.