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Entreprises agroalimentaires La transformation retrouve son taux de défaillances d’avant crise

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La transformation agroalimentaire retrouve son taux de défaillances d’entreprise d’avant la crise de 2008, montre une étude de Groupama Assurance Crédit, présentée le 19 octobre au Sial. La plupart des secteurs de la transformation devraient connaître une nouvelle vague de concentrations, même ceux qui résistent le mieux, comme les filières des grains.

Le taux de défaillances d’entreprises de transformation agroalimentaire est passé de 1,69% en 2007 à un pic de 1,80% en 2008, pour revenir à 1,70% en 2009, révèle Groupama Assurance Crédit, dans une étude présentée le 19 octobre au Sial. Ce retour à la situation d’avant crise s’est néanmoins effectué au prix d’une contraction du « parc » d’entreprises de l’industrie agroalimentaire : celui-ci s’est érodé, passant de 64 892 unités en 2007 à 61 260 deux ans plus tard. Le nombre de créations a chuté en 2009, à 3 553, contre 4 365 deux ans plus tôt.

Vers de nouvelles concentrations
La plupart des branches du secteur agroalimentaire risquent de connaître une nouvelle vague de concentrations, y compris la branche céréalière, qui est pourtant celle qui supporte le mieux les variations de cours des matières premières. Les filières de la viande pâtissent des distorsions de concurrence en matière salariale avec l’Allemagne. La concentration devrait se poursuivre dans ces filières ainsi que dans celles des produits laitiers et du vin. Les filières de fruits et légumes sont « affaiblies par des marges structurellement médiocres » et atomisées face à une grande distribution qui elle-même comprime ses marges du fait de l’érosion du pouvoir d’achat.
Les filières du grain (transformation + collecte + détaillants boulangers) s’en sortent mieux que la moyenne des filières agroalimentaires, en termes de solidité des entreprises. Le taux de défaillances y est de 1,89%, contre 2,17% pour le secteur agroalimentaire total, industries + commerces.

Grains : concentrations probables dans les moulins et même les coopératives
« Qu’il s’agisse de la meunerie, de la maïserie ou de la malterie, la filière des grains a plutôt bien traversé la crise (de 2008), avec un nombre de faillites limité », commente la brochure.
Les filières ont « bien encaissé les brutales secousses sur les cours mondiaux », grâce à « l’efficacité croissante des marchés à terme » pour lutter contre la volatilité des cours. Mais ces outils nécessitent de lourds investissements en hommes et en technologies, que « nombre de PME ne peuvent se permettre d’entreprendre ».
« On peut donc anticiper une nouvelle vague de concentrations », analyse l’étude. La concentration est déjà opérée dans la malterie, mais dans la meunerie elle « reste à faire ». Et, bien que déjà bien engagée dans la collecte et le négoce, elle « devrait se poursuivre ». Groupama Assurance Crédit cite un éventuel rapprochement des groupes coopératifs Champagne Céréales et EMC2.

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