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La transition énergétique facilitée par l’attachement au territoire

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Pour relever le défi de la transition énergétique, tous les acteurs – politiques, entreprises, citoyens – doivent se mobiliser, affirmaient le 12 juillet trois organismes engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais l’attachement au territoire semble une des conditions de bonne réussite. L’Orée (association), la Fabrique écologique (fondation) et le Labo de l’Économie Sociale et Solidaire (think tank) avaient réuni, pour un séminaire, divers acteurs venus témoigner de leurs pratiques innovantes en matière de transition énergétique. Parmi eux, un représentant du monde agricole, Dominique Olivier. Président des Fermes de Figeac, il a présenté l’activité de cette coopérative qui produit notamment… de l’électricité. Ce « changement de cap » initié en 2008 devait permettre aux agriculteurs coopérateurs engagés dans le projet de « trouver d’autres sources de valeur ajoutée » dans un contexte agricole morose. 36 millions d’euros sont alors investis, financés en partie par les acteurs locaux, pour construire le plus gros parc photovoltaïque français, installé sur les toits des bâtiments agricoles. Les cinq premières années, les recettes de la vente de l’énergie produite ont servi à rembourser les investissements. Aujourd’hui, « chaque agriculteur est payé au prorata de ses mètres carrés », explique Dominique Olivier. Pour 1 000 mètres carrés de toit, un agriculteur reçoit un revenu complémentaire d’environ 1 Smic par mois, précise le directeur de la coopérative.

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De tels résultats pourraient inciter le monde agricole à devenir un acteur majeur de la production d’énergie renouvelable. Mais Dominique Olivier est prudent. Il estime que la réussite des Fermes de Figeac repose sur l’ancrage territorial de la coopérative. Celle-ci a en effet pu être financée en partie par les habitants du territoire. Un modèle difficilement reproductible selon le président des Fermes de Figeac, car pour gagner en poids économique, « les coopératives se sont regroupées en filière et n’ont plus de logique de territoire ». En ce sens, elles pourraient avoir des difficultés à trouver des financeurs locaux potentiels.