Fondée en 2017, La Tribu, qui distribue des produits bio équitables, en collaboration avec les consommateurs, a lancé une levée de fonds en royalties pour asseoir son développement, autour de trois principes fondamentaux : la protection de l’environnement et des personnes vulnérables et la dynamique territoriale.
La marque collaborative La Tribu procède actuellement à une levée de fonds sur la plateforme Wedogood, engagée dans des projets à impact positif. Le premier objectif fixé à 55 000 euros dépassé, la start-up vise maintenant les 110 000 euros. Et à J-18 jours, elle était à moins de 13 000 euros du but.
La Tribu s’est lancée en 2017 dans la distribution de produits bio équitables (café, quinoa et graines de chia) grâce à la participation de 200 consommateurs, via la plateforme Ulule. Des consommateurs avec qui la collaboration se poursuit, comme tout récemment encore avec « un vote sur le packaging d’un nouveau produit », explique Thibault Lanéry, cofondateur de cette start-up avec Julien Riou. Tous sont liés par un cahier des charges citoyen fondé sur trois piliers : la protection de l’environnement, la protection des personnes vulnérables et la dynamique territoriale. « Ces trois piliers illustrent notre volonté d’impact », insiste Thibault Lanéry. Concrètement, la société est engagée dans un programme de reforestation et de formation des producteurs à l’agro-foresterie avec Envol’vert au Pérou. Elle rémunère ses producteurs de café au juste prix et emploie des travailleurs en situation de handicap au sein d’un Esat pour le conditionnement de ses produits, qui sont vendus uniquement dans les réseaux de magasins bio et via son site internet.
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Avec une présence aujourd’hui dans une centaine d’enseignes spécialisées, La Tribu, qui ne cache pas « avoir pris du retard dans son développement avec le confinement », se fixe pour objectif d’arriver à 250/300 points de ventes d’ici la fin de l’année prochaine, parallèlement avec un étoffement de ses gammes de café de spécialités en provenance d’Ethiopie, Colombie, Guatemala et Honduras. À terme, la société compte dupliquer sa recette dans le café, sur d’autres segments comme les épices ou encore le thé, toujours avec cette volonté de traçabilité pour des produits bio de qualité.
Grâce aux fonds levées, dont « 80 % serviront à l’achat de la matière première aux producteurs locaux », précise Thibault Lanéry, la start-up compte donc augmenter ses gammes et sa diffusion. Elle prévoit aussi d’embaucher deux à trois personnes pour le marketing et le commercial. La Tribu vise un chiffre d’affaires de 603 000 euros fin 2021 (contre 132 000 euros en 2020), avant d’atteindre 1,4 million d’euros en 2022. Les investisseurs à l’actuelle levée de fonds seront rémunérés sur la base de royalties (proportionnels à leur investissement), indexés sur le chiffre d’affaires réalisé, versés tous les trimestres pendant cinq ans. Concrètement, l’ensemble des investisseurs recevra 2,05x sa mise si les prévisions sont atteintes, et au pire récupèrera sa mise de départ. Avant même cette levée de fonds, La Tribu indique qu’elle « dispose d’un fonds de roulement net suffisant pour faire face à ses obligations et à ses besoins de trésorerie pour les six prochains mois ». Pour couvrir à terme ses besoins de trésorerie, pour l’achat notamment de la matière première, elle n’exclut pas courant 2021, d’ouvrir son capital, « à un fonds d’impact de préférence », souligne Thibault Lanéry, qui reste toujours très attaché à cette même démarche « d’un financement citoyen ».