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INDUSTRIE/BISCUITERIE La Trinitaine en quête de nouveaux relais de croissance

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L'entreprise familiale La Trinitaine dans le Morbihan fait évoluer sa stratégie afin d'être moins dépendante de la GMS dans les années à venir.

Entreprise 100 % familiale depuis soixante ans, la biscuiterie La Trinitaine, basée près de la Trinité-sur-Mer (56), mise sur de nouveaux segments de marchés pour pérenniser sa marque. Présente sur le littoral français de Honfleur à Arcachon avec 43 boutiques, dont un tiers en propre, La Trinitaine produit 10 000 tonnes de biscuits secs et gâteaux par an et réalise un chiffre d'affaires de 36 millions d'euros. La pâte jaune, les quatre-quarts, madeleines et gâteaux fourrés représentent 80 % de la production et se destinent majoritairement aux réseaux de la grande distribution en marque de distributeur. Les biscuits secs, galettes, palets et cigarettes, qui pèsent pour 20 % des volumes sont, eux, revendus à 90 % dans le réseau de boutiques La Trinitaine. « La marque La Trinitaine représente 40 % de notre chiffre d'affaires, alors que la MDD pèse 60 %, note Annabelle Cantin, directrice marketing. Le projet de l'entreprise est de faire évoluer le mix produit La Trinitaine afin de faire grandir la marque ». Et surtout d'inverser la dépendance à la GMS.

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Un axe majeur pour Anne-Marie Petit, p.-d.g. et petite-fille du fondateur, qui a repris l'entreprise en 2012, en pleine crise de l'œuf. « Le prix de cette matière première, essentielle pour nous, avait été multiplié par deux en 12 jours. Or, l'augmentation des prix en GMS nécessite neuf mois de négociation, rappelle-t-elle. À l'époque, nous avions arrêté de livrer les clients qui n'avaient pas voulu de notre augmentation de prix. D'autres nous ont heureusement suivis. Nous avions mis en place une indexation sur le prix de l'œuf pendant un an, ce qui nous a évité le chômage partiel et nous a permis de nous en sortir ».

Aujourd'hui La Trinitaine veut développer de nouvelles pistes offrant de la valeur ajoutée. Déploiement des boutiques dans des centres urbains, présence sur de nouveaux réseaux de distribution (épiceries, restauration hors foyer, restauration collective, distributeurs automatiques) et développement digital. Un nouveau site devrait d'ailleurs être opérationnel à la fin de l'année avec une stratégie de marketing digitale associée. Aujourd'hui, le site ne représente que 150 K€ de ventes, mais livre des zones non pourvues de magasins, comme Paris. Le nouveau site internet de vente en ligne permettra également de conforter la place de La Trinitaine à l'export, dont le chiffre d'affaires représente 17 % des ventes globales, avec une forte présence en Asie.