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FCO La vaccination contre le sérotype 8 rendue obligatoire pour les échanges

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Tous les bovins et ovins destinés à l’exportation devront désormais être vaccinés contre le sérotype 8 de la fièvre catarrhale. Le ministre de l’Agriculture a par ailleurs précisé la répartition des 6 millions d’aide annoncée il y a quelques jours pour la filière bovine. 1,5 million d’euros servira à financer un plan d’engraissement et 4,5 millions permettront d’aider les éleveurs à « maintenir les animaux dans les exploitations ».

La vaccination contre le sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine (FCO) est désormais rendue obligatoire pour les bovins et ovins destinés aux échanges. Le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, a annoncé la décision le 18 avril, au lendemain de la réunion du comité de suivi national de la FCO. « Les préfets devront réunir les commissions bipartites avant la fin de la semaine du 21 au 26 avril » ajoute un communiqué du ministère. Par ailleurs, une modification importante des zones réglementées intervient dans le Sud-ouest suite à la découverte d’un premier cas de FCO de sérotype 1 en Gironde, sur la commune de Queyrac. Une zone réglementée sérotypes 1 et 8 est désormais mise en place sur le département. L’apparition du sérotype 1 en Gironde conduira par ailleurs à une vaccination sur le sud-ouest sur la période fin juin-juillet.

Répartition des 6 millions d’aide

La répartition de l’aide de 6 millions d’euros annoncée il y a quelques jours pour la filière bovine a par ailleurs été précisée par Michel Barnier. 1,5 million d’euros servira « à financer un plan d’engraissement visant à diminuer le stock de broutards trop lourds pour le marché italien ». 4,5 millions permettront d’aider les éleveurs à « maintenir des animaux dans les exploitations, avec jusqu’à 60 euros pour les broutards et 30 euros pour les veaux ». Le ministre de l’Agriculture souligne par ailleurs qu’il saisissait à nouveau la Commissaire européenne à l’agriculture, pour lui demander la sortie du système d’aides nationales « de minimis » compte tenu des difficultés économiques importantes rencontrées par les éleveurs.

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Négociations avec l’Italie

Parallèlement, les négociations bilatérales se poursuivent toujours entre Paris et Rome. But : « obtenir un accord sur la circulation des animaux de zones réglementées françaises vers l’Italie » pour raccourcir le délai entre la vaccination et le départ des animaux vers l’Italie, permettre les échanges d’animaux de moins de trois mois sans test préalable, et les échanges d’animaux naturellement immunisés sans réalisation d’un second test 7 jours avant le départ. Par ailleurs, selon la Fédération nationale bovine, l’Italie aurait déclaré « son intention de procéder à la levée de la clause de sauvegarde ». « La procédure serait engagée. Cette décision permettrait d’expédier des animaux non vaccinés entre zones réglementées de même statut ». Mais la mise en place d’un nouveau gouvernement en Italie semble pour l’instant geler les décisions italiennes sur le dossier.