Abonné

Questions vétérinaires La vaccination serait la solution à long terme contre la fièvre Q, selon l’Efsa

- - 3 min

Pour lutter contre la fièvre Q, une association de mesures pourrait être utilisée, la vaccination préventive des animaux étant considérée comme l’option la plus efficace à long terme, selon un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Celle-ci estime aussi que la maladie a un impact limité sur la santé publique.

Dans un avis scientifique rendu en raison de l’augmentation significative du nombre de cas humains de fièvre Q aux Pays-Bas, l’Autorité européenne de sécurité des aliments constate que l’infection à Coxiella burnetii, la bactérie responsable de la maladie, est répandue chez les bovins, les ovins et les caprins au sein de l’UE. Plusieurs facteurs peuvent affecter la propagation de la maladie parmi les animaux, constate-t-elle, mais l’impact global sur leur santé est limité car ils développent rarement la maladie eux-mêmes.
Selon l’EFSA, les informations disponibles indiquent que la fièvre Q a également un impact limité sur la santé publique, bien qu’elle puisse être significative pour certains groupes à risque. Les humains sont généralement infectés par transmission aérienne de la bactérie. Rien ne prouve que des personnes puissent tomber malades en consommant du lait ou de la viande contaminés.

Les antibiotiques pas recommandés
L’avis identifie un certain nombre de mesures qui pourraient être utilisées pour lutter contre l’infection à Coxiella burnetii chez le mouton et la chèvre, mais souligne qu’une association de mesures pourrait être nécessaire pour gérer tant les voies d’infection dans les exploitations que les voies d’infection environnementales. La vaccination pourrait être considérée comme un moyen de lutte à long terme, étant donné qu’elle pourrait ne pas être efficace à court terme.
Certaines options, notamment la mise à la réforme des femelles gravides, ne sont pas considérées comme appropriées pour la lutte à long terme, mais pourraient jouer un rôle en cas d’épidémie. Le traitement des animaux infectés par des antibiotiques n’est pas souhaitable.
L’EFSA fait un certain nombre de recommandations, notamment l’harmonisation de la collecte des données relatives à la fièvre Q chez les animaux afin de permettre les comparaisons au cours du temps et entre les pays. Elle souligne également l’importance de l’identification et de la notification rapides des cas de fièvre Q chez les animaux, de même que des échanges d’informations précoces entre vétérinaires et praticiens de la santé publique.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.