Suite à l’obligation faite par l’Union européenne, le ministère français de l’Agriculture a fait paraître le 20 août au Journal officiel un arrêté autorisant désormais la commercialisation des semences fourragères en mélanges. Afin de garantir aux éleveurs la traçabilité, la qualité technologique de ces mélanges et une information précise sur leur composition en variétés, la France a mis en place une réglementation de fabrication pour ce type de produits. D’après un communiqué du Groupement national interprofessionnel des semences et plants (Gnis), les mélanges de semences sont dès aujourd’hui autorisés, à côté de la vente de variétés pures et en suremballages.
Jusqu’à présent interdite en France, la commercialisation des mélanges de semences fourragères est maintenant possible, à la suite d’un arrêté du ministère de l’Agriculture publié au Journal officiel le 20 août. Si la France s’est longtemps opposée à cette forme de commercialisation, c’est, selon le Gnis, « par crainte de voir les efforts de qualité développés sur les semences et les variétés fourragères contrecarrés par une offre où les différences sont moins faciles à appréhender par les éleveurs […], en l’absence de règles européennes garantissant la composition des mélanges et leurs qualités ». L’Union européenne ayant adopté des règles en ce sens, la dérogation française interdisant la commercialisation a donc pris fin, et des règles supplémentaires de contrôles officiels des semences ont été instaurées en France. Le Gnis ajoute que « des mesures d’identifications rigoureuses de la composition variétale et du nom des mélanges ont également été mises en place : une dénomination commerciale est associée à un seul mélange ». En effet, l’interprofession semences insiste sur le fait que le choix des semences pour prairies doit se faire par les éleveurs en toute connaissance des espèces et des variétés semées, afin de pouvoir bénéficier des progrès réalisés sur les espèces fourragères. Les contrôles de certification sont confiés au Soc (Service officiel de contrôle et de certification), déjà en charge du contrôle de l’ensemble de la production française de semences.
Les éleveurs ont désormais à leur disposition trois types de conditionnements de semences fourragères, selon le Gnis :
• des semences fourragères conditionnées en variétés pures étiquetées avec le classique certificat officiel bleu du service officiel de contrôle mentionnant l’espèce, la variété et le poids de semences.
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• des semences fourragères conditionnées en suremballages, où chaque variété est conditionnée séparément et étiquetée avec un certificat bleu. Dans ce cas, les informations sur les espèces, les variétés et les poids des conditionnements individuels sont reprises sur le suremballage.
• des semences fourragères conditionnées en mélanges, étiquetées avec un certificat vert. La composition précise en espèces et variétés du mélange se trouvera obligatoirement soit sur l’étiquetage officielle, soit sur l’emballage qui porteront également la mention obligatoire « mélange de semences pour prairie ».