Les ventes de substances toxiques pour les milieux aquatiques (soumises à une redevance pour pollution diffuse de 3 % ou 0,9 %) ont augmenté de 3,1 % par an entre 2009 et 2018, détaille le CGEDD (ministère de la Transition écologique) dans une synthèse publiée le 15 mai, en analysant la base BNV-D. Cette progression aurait atteint 10 % par an dans le Finistère, 11 % dans le Gard et 12 % dans le Tarn-et-Garonne. À l’inverse, la Loire-Atlantique, la Corse-du-Sud et les Alpes-Maritimes ont enregistré des baisses de ventes de respectivement 8,5, 11 et 13 %. « Les quantités de substances actives vendues ou achetées ne reflètent pas forcément le lieu, la quantité appliquée ou la période d’application des traitements », précise le CGEDD. Comme montré sur les cartes du site officiel de data-visualisation du ministère de la Transition écologique, les ventes de substances dangereuses pour la santé humaines (redevance pour pollution diffuse à 9 et 5,1 %) ont en revanche diminué en moyenne de 1,2 % par an sur la période. Entre 2009 et 2018, les ventes de produits phytosanitaires auraient au total augmenté de 2,4 % en moyenne par an. Les chiffres BNV-D avaient déjà fait l’objet d’analyses controversées en début d’année dans le cadre du bilan du plan Ecophyto, en mettant évidence une progression de 22 % de moyenne triennale des quantités vendues par rapport à 2009-2011.
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