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Bio/Résultats La Vie Claire ne connaît pas la crise

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La Vie Claire a terminé l’année 2009 en croissance de plus de 20 % (17 % pour l’ensemble du réseau). Une performance due à l’ouverture de nouveaux points de vente mais aussi à l’augmentation de l’activité sur les points de vente existants. L’enseigne est confiante pour l’avenir, sûre de ses atouts en matière de fruits et légumes ou encore de conseil par rapport à la grande distribution, même si elle observe un léger ralentissement du marché depuis début 2010.

La progression des produits bio ne s’est pas démentie en 2009. Les résultats de la Vie Claire en témoignent. Le distributeur lyonnais annonce un chiffre d’affaires de 52,8 millions d’euros, en progression de 21,2 % par rapport à 2008. L’ensemble du réseau a réalisé un chiffre d’affaires de 90 millions d’euros, en croissance de 17 %. « La progression du chiffre d’affaires s’explique par le poids des ouvertures, 27 en 2009, mais il augmente également à réseau constant », indique Brigitte Brunel Marmone, présidente du directoire de La Vie Claire. Cette progression s’explique par un marché en plein développement mais aussi par la politique de prix de l’enseigne via la gamme « Les Petits prix bio » qui garantit des prix bas sur des produits de base (œufs, lait, lait de soja, jus d’orange…). Elle doit passer de 45 à 50 références cette année. Quant aux ouvertures, après 27 l’an passé, elles se chiffrent déjà à 16 cette année (majorité de franchises, quelques ouvertures en propre et quelques indépendants qui rejoignent le réseau).

Des atouts face à la GMS
La part de l’alimentaire dans le chiffre d’affaires de La Vie Claire représente 82 % à 85 % selon les points de vente. L’enseigne se fournit majoritairement en France et Brigitte Brunel Marmone se félicite de ce que les conversions bio semblent reparties. « Rhône-Alpes est la première région productrice de bio et nous sommes bien impliqués dans les filières. Mais la production est insuffisante par rapport à la demande. »
Pour 2010, Brigitte Brunel Marmone est plus prudente. « On n’a pas la même croissance que l’an dernier. La fréquentation des points de vente augmente, mais les clients semblent faire plus attention à leur panier. C’est sans doute lié à la crise, mais c’est un phénomène que l’on n’avait pas senti l’an passé. » La dirigeante reste malgré tout confiante. Certes la GMS se développe, notamment sur les produits de base, mais l’assortiment reste encore loin de celui proposé par les boutiques spécialisées. « Les consommateurs entrent souvent dans le bio par les fruits et légumes, observe Brigitte Brunel Marmone. Or le traitement de ces produits est limité en GMS, avec des produits conditionnés et une offre réduite. Par ailleurs, le conseil compte beaucoup. Je ne suis pas inquiète. »

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