L’Association de promotion de la volaille française (APVF) a fait réaliser une enquête d’opinion qui met en évidence l’attachement des consommateurs à la volaille française. Objectif : convaincre la RHD de se fournir en France et de le faire savoir aux clients finaux.
Après avoir convaincu les distributeurs de proposer des volailles françaises au grand public, l’Association de promotion de la volaille française (APVF) veut convaincre la RHD de faire de même. Pour cela, l’APVF veut s’appuyer sur les consommateurs finaux qui sont demandeurs de produits français. Selon une étude réalisée par Opinion Way début janvier (auprès de 1024 personnes représentatives de la population française), 94% des sondés trouvent important d’avoir de la volaille française dans les lieux où ils consomment de la viande (hors domicile) et 91% aimeraient connaître l’origine de la viande de volaille qu’il consomment à l’extérieur de leur domicile. Le respect des normes sanitaires françaises et la bonne traçabilité du produit sont citées en priorité par les sondés lorsqu’on les interroge sur la qualité des volailles françaises.
Quant au logo « volaille française », créé en 2014, il incite à choisir le produit sur lequel il est apposé pour 84% des personnes interrogées. Et selon le sondage, les Français sont même prêts à payer plus cher une volaille d’origine France quel que soit le lieu de consommation, à l’exception des fast food, où ils ne sont plus que 49%.
Reconquérir les 600 000 tonnes importées
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Pour la filière, l’enjeu est de taille puisqu’en 2017, 611 000 tonnes de volailles ont été importées, dont l’essentiel est destiné à la restauration hors domicile. La filière s’est donc fixée comme objectif de stopper la progression des importations en 2018-2019 et de réduire les importations de 50 000 tonnes par an sur les 10 prochaines années. Pour cela, les industriels devront être en mesure de proposer des produits spécifiques demandés par ces clients qui se fournissent aujourd’hui auprès de la Belgique, de l’Allemagne et de la Pologne.
Les efforts de l’APVF ont pour l’instant permis de convaincre des opérateurs de se fournir en volaille française. Parmi eux, Convivio, surtout implanté dans l’Ouest, s’est ainsi engagé pour son activité de restauration concédée, qui représente environ 1000 tonnes par an.
Les professionnels aimeraient aussi une évolution réglementaire : « Nous demandons depuis longtemps que l’origine de la volaille soit indiquée dans la restauration, comme c’est le cas pour le bœuf, mais nous n’avons pas encore obtenu gain de cause », souligne le président de l’APVF Christian Ragaigne. L’origine de la viande est obligatoire actuellement en France pour les plats transformés en France, dans le cadre d’un test de deux ans lancé début 2017.