Une nouvelle version du cahier des charges « Gestion » du Label Haie (lancé en 2019) va s’appliquer à partir du 31 août. L’idée est de mieux « s’adapter à tous les territoires, modes de gestion des haies et types de haies », résume à Agra Presse Maxence Belle, chargé de projet au sein du Réseau Haies France, qui porte le label. Avec ces évolutions, il y aura désormais « deux voies de gestion », à savoir la « gestion sylvicole » et la « libre évolution », jusque-là indifférenciées, qui apparaissent au niveau 3 (le dernier et meilleur niveau). Si on schématise, la voie sylvicole consiste au « rajeunissement de la haie à travers des coupes », permettant « une mise en lumière de la haie et un étalement des âges ». Avec la libre évolution, l’agriculteur « intervient peu sur la haie », fait « peu de coupes » ainsi « le renouvellement est lent mais naturel ». Si ce second cas demande moins de travail, « le cœur de vie ligneux est plus large » (3 m contre 1 m50).
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Autres changements : de nouveaux « indicateurs spécifiques » aux jeunes haies, l’objectif étant « qu’elles aient un avenir et une durabilité », ainsi qu’une « clarification de la rédaction » de certains indicateurs. Dans un webinaire, le Réseau Haies explique que le niveau d’exigence global du cahier des charges « reste le même », « voire est un peu plus ambitieux », avec des différences selon les niveaux : un niveau 1 « plus exigeant », un niveau 2 « moins exigeant » et un niveau 3 « plus exigeant ». Pour autant, Maxence Belle assure que cette mise à jour du cahier des charges « ne va pas entraîner de sorties du label », d’autant que les labellisés auront « un délai confortable de deux ans » pour s’adapter aux indicateurs avec changement. L’OFB rappelle sur son site que la « disparition nette » de haies, « programmes de plantation compris », est estimée entre 2017 et 2021 à « 23 500 km/an », « soit une perte six fois supérieure au linéaire replanté chaque année » et à un rythme qui « a doublé comparé à la période 2006-2014 ».