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Négoce viticole Labruyère veut devenir leader européen de l’assemblage de vin en vrac

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Au travers de sa filiale Labruyère Développement & Industrie (LDI), le groupe familial Labruyère, basé à Mâcon, écrit l’épilogue de l’affaire Raphaël Michel. Ce dernier, négociant en vins de la vallée du Rhône, situé à Piolenc (Vaucluse) est poursuivi avec son dirigeant Guillaume Ryckwaert pour tromperie et escroquerie sur les appellations de 480 000 hl de vins. Le groupe bourguignon acquiert l’ensemble des actifs transférés avant la décision du tribunal de commerce de Montpellier sur sa filiale de vinification, Dolia, pour se protéger des poursuites pénales sur la maison-mère.

LDI, au travers d’une nouvelle société baptisée Anagram, reprend un passif de 28,40 M€, 22 collaborateurs, les 100 000 hl de cuverie de Piolenc, un bail sur des installations de transformation (100 000 hl), les certifications BRC et IFS et un patrimoine foncier : 78 ha en Côtes-du-Rhône, 30 ha en Côte-de-Provence, 59,8 ha en Languedoc et Casa Tiapuame au Chili (50 ha). Outre Dolia, LDI reprend les filiales Claude Nicolas, négociant vinificateur de vins du Sud-Ouest (170 000 hl), une structure d’achats dans le Languedoc (Silène Group) et un outil logistique et de services de vins du Nouveau Monde avec sa plateforme en Ligurie (Oenotria-Cluster).

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Sur cette base, Anagram, présidée par Sébastien Bouvet-Labruyère, vise à « redevenir le leader européen de l’assemblage de vin en vrac avec pour objectif des volumes supérieurs à 400 000 hl d’ici 3 ans ». La maison mère, créée en 1909, compte des propriétés dans les meilleurs vignobles du Beaujolais, de Bourgogne, de Champagne et du Bordelais.