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Maïs L’absence de traitement de semences a fait perdre près de 500 000 tonnes

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Selon l’institut technique des céréales Arvalis, 3 % de la production de maïs, soit 400 000 à 500 000 tonnes, auraient été perdus du fait de l’impossibilité de pratiquer des traitements de semence, en Gaucho notamment.

L’absence d’une protection efficace contre les ravageurs coûterait 400 000 à un demi-million de tonnes de production à la ferme France en maïs-grain, a indiqué Jean-Paul Renoux, responsable national « maïs » à Arvalis, lors d’une conférence de presse tenue le 16 novembre. Le niveau de nuisibilité des ravageurs était jusque-là contrôlé par les traitements de semence contre les taupins, mouches, cicadelles et pucerons.

En 2005, « le maïs tire son épingle du jeu ». Malgré la moindre protection par les traitements de semences, malgré les plus faibles densités de peuplement à l’hectare en moyenne (les maïsiculteurs se préparaient à un été difficile) et malgré la sécheresse, « la surprise est venue des rendements bons dans les bonnes situations et très exceptionnels dans les situations irriguées », selon Arvalis.

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Les stratégies adaptées des agriculteurs pour cette année n’empêchent pas les responsables d’Arvalis d’être préoccupés pour l’avenir, par l’envahissement progressif de la chrysomèle. Le problème de la chrysomèle est là encore un problème d’impossibilité de pratiquer des traitements de semence, selon l’institut technique. « Nous disons aux pouvoirs publics que l’on pourrait ralentir la progression des insectes, simplement avec des traitements de semences », a ajouté M. Renoux. La France est le seul pays d’Europe producteur de maïs à s’interdire ces traitements. En Hongrie, en Italie, pays où le seuil de nuisibilité économique est atteint, « il revient moins cher de traiter que de laisser des quintaux se perdre », a expliqué M. Renoux.