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Maïs L’absence de traitement des semences coûte 4 % de la production, selon Arvalis

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Spécialiste du maïs chez Arvalis depuis de nombreuses années, Jean-Paul Renoux a calculé que l’absence actuelle de protection des maïs jeunes contre les ravageurs coûte environ 4 % de la production. Soit l’équivalent de 6 quintaux/hectare ou encore 500 000 tonnes à 600 000 tonnes de maïs grain. Le « Monsieur Maïs » d’Arvalis compte sur l’Afssa et les pouvoirs publics pour autoriser deux nouvelles molécules d’ici la fin de l’année : thiametoxam (Monsanto) et clothianidine (Bayer). Autrement, et compte tenu des cours du maïs, le manque à gagner pour les agriculteurs risque d’être considérable.

L’absence de protection contre les ravageurs coûte aux agriculteurs 6 quintaux à l’hectare, soit 4 % de la production, constate en substance Jean-Paul Renoux, spécialiste du maïs chez Arvalis. Selon lui, il est urgent de proposer une solution de protection aux producteurs depuis l’interdiction de l’imidaclopride et du fipronil. D’ici décembre, l’Afssa devrait donner son avis sur deux molécules déjà utilisées chez nos voisins, le thiametoxam (Monsanto) et la clothianidine (Bayer). Ensuite, ce sera au gouvernement de décider ou non de les autoriser. Un sujet évidemment sensible à l’heure où le Grenelle de l’environnement a plutôt prôné une réduction de l’emploi des produits phytosanitaires.

Pression encore vive des ravageurs

Si le besoin se fait si urgent, c’est que la pression des insectes ravageurs est restée vive, constate Jean-Paul Renoux. Les semis de plus en plus précoces exigent également, selon Arvalis, des traitements de ce type.

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Toutefois, l’année maïsicole 2007 restera un beau millésime. Avec 94 quintaux/hectare en moyenne nationale, le rendement pourrait être record. Le climat a sauvé une campagne qui s’anonçait difficile. La pluviosité fut normale et un été sans chaleur excessive a permis de limiter les maladies, hormis les maladies du feuillage. Jean-Paul Renoux note tout de même une « explosion » des parasites secondaires avec d’assez gros dégâts sur le maïs fourrage et une pression des pucerons.

Globalement, les maïs semés début avril connaissent des résultats plus homogènes tandis que les handicaps ot surtout frappé les maïs semés à partir de mai.