La sécheresse a toujours été un problème pour l’agriculture. L’actualité et les perspectives de changement climatique remettent le sujet sur la table. L’Académie d’agriculture a créé un groupe de travail sur ce sujet, qui a rendu public son rapport. Un rapport qui propose plusieurs pistes. Si « le recours à l’irrigation constitue évidemment une réponse », le coût des installations, la disponibilité de la ressource et le cadre européen mettent cette solution en question. C’est pourquoi l’académie d’agriculture mentionne l’usage de plantes plus résistantes à la sécheresse, grâce aux stratégies d’esquive, d’évitement ou de tolérance. « Il ne faut donc pas hésiter à modifier les pratiques agricoles en privilégiant dans les assolements les plantes les mieux adaptées à la sécheresse » mentionnent les Sages. Le groupe se dit conscient des efforts de recherche que cela requiert. Des progrès sont attendus, de « la sélection conventionnelle, de la génomique ou de la transgénèse ». C’est en partie aux pouvoirs publics que revient le devoir de soutenir cette recherche, estime la Compagnie. La lutte contre la vulnérabilité des exploitations à la sécheresse passe aussi par des changements dans les systèmes d’exploitations, en particulier en élevage, pose le rapport. Enfin, le groupe de travail recommande le « recours à un système d’assurance contre la sécheresse et les autres aléas climatiques ». Le coût des assurances réellement efficaces pour les agriculteurs étant élevé, là encore, il revient aux pouvoirs publics de se saisir du sujet, selon l’Académie.
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