L’Australie, l’Argentine, le Brésil, l’Inde, la Nouvelle-Zélande, le Nicaragua, le Paraguay et l’Uruguay redoutent de faire les frais de l’accord entre l’UE et les Etats-Unis sur le boeuf aux hormones aux termes duquel les Européens ont ouvert un nouveau contingent préférentiel pour 20 000 tonnes de viande bovine. Ils l’ont fait savoir à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
C’est à partir du 1er août que l’UE ouvrira un contingent supplémentaire à l’importation de 20 000 tonnes de viande bovine de haute qualité fraîche, réfrigérée ou congelée sans hormones et que, en contrepartie, les États-Unis ont pris l’engagement de réviser à la baisse le niveau des sanctions applicables sur une série de produits agricoles européens dans le cadre du conflit sur le bœuf aux hormones. En principe, ce contingent « erga omnes » est ouvert à tous les pays tiers fournisseurs de viande bovine mais plusieurs pays exportateurs estiment que les modalités d’application de ce contingent ont été établies de manière à réserver un accès au marché communautaire aux seules viandes américaines. Dans une déclaration à l’organe de règlement des différends de l’OMC, l’Uruguay indique que « la définition de la viande inscrite dans le mémorandum d’accord entre l’UE et les Unis correspond seulement aux catégories de viandes exportées par les Etats-Unis ». Des craintes similaires ont été exprimées par l’Australie, l’Argentine, le Brésil, l’Inde, la Nouvelle-Zélande, le Nicaragua et le Paraguay. L’UE a l’intention de notifier à l’OMC les détails de ce nouveau quota fin juillet. Elle a récemment souligné à Genève que « le bœuf répondant aux critères de viande de haute qualité sera éligible au quota, quel que soit son pays d’origine, à la condition qu’il soit conforme aux lois européennes dans le secteur alimentaire ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.