Devant le peu de succès de son OPA sur Parmalat, Lactalis a annoncé le 9 mars qu'il rehaussait le prix de 2,80 € à 3 € et que l'offre était prolongée jusqu'au 21 mars. Le français qui détient déjà 87,74% du capital de Parmalat, suite à une OPA hostile en 2011, doit détenir au moins 90 % du capital s'il veut retirer le titre de la cote. De nombreux minoritaires ont déjà dénoncé un prix d'offre trop faible et notamment le fonds Amber Capital, actionnaire à hauteur de 4% de Parmalat, qui a d'ailleurs confirmé le 9 mars qu'il n'adhérerait pas à l'OPA, estimant que le titre "pourrait valoir entre 3,8 et 4,5 €". Amber qui juge cette offre pénalisante pour les actionnaires minoritaires met en avant le contentieux avec Citigroup, auquel Parmalat réclame 1,8 Mrd€ en l'accusant de complicité dans les événements ayant mené à sa banqueroute en 2003. En cas d'accord après l'OPA en cours, les actionnaires minoritaires seraient lésés, selon Amber. Le jour de l'annonce de Lactalis, le titre Parmalat a bondi de 5,09% à 3,016 €, soit un niveau encore supérieur au nouveau prix offert.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Alimentation animale : à la Réunion, conflit de gouvernance à l’Urcoopa
À la Réunion, un conflit de gouvernance ébranle depuis plusieurs semaines l’union coopérative Urcoopa, a relaté France…
Les résultats financiers de Terrena en nette progression
Lors d’une conférence de presse tenue en visio le 14 avril, le groupe coopératif Terrena a annoncé une forte…
Vin : faillite du loueur de barriques H & A, inquiétude de la filière
La société bordelaise H & A, qui finance une bonne partie des fûts utilisés par la viticulture, a été placée en…