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Lactalis : deux tiers des producteurs de l’Ouest remerciés transférés d’ici l’été

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Les éleveurs laitiers qui livraient à Lactalis et qui pâtissent de la rupture annoncée à l’initiative de l’industriel voient leur situation s’éclaircir peu à peu. Depuis septembre 2024, et l’annonce de Lactalis de réduire sa collecte en France d’ici 2030 pour un volume de 450 Ml, soit 10 % de sa collecte nationale, l’Unell (association de onze organisations de producteurs) accompagne les éleveurs en quête de nouveaux collecteurs. La première phase du plan d’accompagnement, avec l’aide d’une société mandatée par Lactalis, concerne 290 éleveurs de l’est de la France et du sud-ouest des Pays-de-Loire collectant 160 Ml. Elle est en cours de déploiement.

Toutefois, la situation n’est pas la même partout en France. L’Unell constate ainsi une « situation contrastée » en fonction des bassins, dans un communiqué du 16 juin. Selon elle, dans l’Ouest, un tiers des producteurs livre déjà son lait à de nouvelles laiteries, un autre tiers verra son transfert opérationnel dès le début de l’été. « Le départ des derniers éleveurs s’étalera jusqu’à la fin de la période de préavis de Lactalis, qui arrêtera la collecte le 31 juillet 2026 ». En revanche, dans l’Est, « les opérateurs concernés ont besoin d’un délai de préparation avant de pouvoir rendre effective l’absorption de ces nouveaux volumes. Là encore, la période de préavis est mise à profit pour organiser au mieux la transition », précise l’Unell.

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Emmanuel Besnier, p.-d.g. de Lactalis, s’exprimant le 17 juin à l’occasion de son audition devant la commission d’enquête sénatoriale sur les aides publiques aux grandes entreprises, s’est dit « optimiste » sur le fait que tous les producteurs auront une solution à l’avenir. Et de souligner que la collecte de Lactalis en France avait augmenté de 600 Ml en 25 ans et même de 50 Ml entre 2023 et 2024.

Dans l’Est, « les opérateurs concernés ont besoin d’un délai de préparation »