Le groupe laitier Lactalis a réclamé 14 000 euros de dommages et intérêts à la Confédération paysanne pour le blocage de son usine le 17 août 2009 au tribunal de Saint-Etienne, devant lequel agriculteurs et policiers se sont affrontés. La Confédération paysanne a dénoncé dans un communiqué « une manifestation réprimée dans la violence ». « Alors qu’elle était autorisée par la préfecture, cette manifestation a été violemment réprimée par les forces de l’ordre. A la violence financière de Lactalis, s’est donc ajoutée la violence physique de l’Etat », souligne le syndicat. Le jugement de ce procès au civil a été mis en délibéré au 14 septembre prochain pour des faits qui s’étaient déroulés en pleine crise du lait. Dans sa plaidoirie, l’avocat du groupe Lactalis a déclaré que cette somme correspondait aux salaires versés au personnel de l’usine d’Andrézieux-Bouthéon (Loire) empêchés de travailler après le blocage de l’entrée par une soixantaine d’agriculteurs. « Aucun des nombreux constats d’huissiers portés à la connaissance du tribunal n’établit que des salariés ont été empêchés de se rendre à leur travail », a rétorqué le conseil de la Confédération paysanne et de Philippe Marquet, le secrétaire général de la Confédération paysanne de la Loire, en évoquant un « procès d’intimidation ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.