Pour Jean-Marc Chaumet, chef de projet à l’Institut de l’élevage (Idele), spécialiste du marché chinois, « il est encore trop tôt pour évaluer l’impact de l’affaire Lactalis » sur les importations de produits laitiers infantiles français par la Chine. Début janvier, plusieurs médias dont Les Échos, Courrier International ou l’agence Bloomberg ont cherché à faire le point sur ce sujet, sans pouvoir conclure. Pour Jean-Marc Chaumet, il n’est pas exclu que le gouvernement profite de cette affaire pour mettre en avant la qualité de la production chinoise. Dans les médias chinois, l’affaire a été reprise dans sa totalité, y compris l’interview d’Emmanuel Besnier, mais de manière plutôt « neutre ». Parfois même, les médias chinois ont qualifié l’État français d’« impitoyable » en termes de qualité, mettant en avant également la transparence du système. Jean-Marc Chaumet note que la législation chinoise a changé le 1er janvier 2018, nécessitant un nouvel agrément de la part des importateurs. Le 15 janvier, Synutra, Sodiaal et Isigny Sainte-Mère ont obtenu l’autorisation de pérenniser leurs importations. « Difficile de connaître les effets de tout cela », s’interrogeait Jean-Marc Chaumet, le 30 janvier, sachant qu’au final, c’est « le consommateur qui décidera ». Il devrait refaire le point dans la prochaine publication de la revue Chine Abcis.
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