La conjoncture porcine continue d’être morose, selon les professionnels, et l’activité d’abattage accentue son recul malgré une progression de la demande extérieure.
Selon Paul Rouche, directeur du Syndicat national du commerce du porc (SNCP), l’activité d’abattage de porcs en France a de nouveau marqué le pas en 2004, fléchissant de 1,3 % à 2,2 millions de tonnes.
Une baisse qui intervient après un recul de 1 % l’année précédente. Selon lui, les quatre premiers mois de l’année 2005 confirment la tendance baissière des abattages en France avec 1 % de moins par rapport à la même période précédente.
Les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Basse et Haute Normandie et Poitou-Charentes font l’essentiel des tonnages avec 1,8 million de tonnes. La Bretagne représente à elle seule 1,3 million de tonnes de viande de porcs traités dans douze abattoirs.
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La diminution des abattages en Bretagne de 1 % aurait pu être plus forte si l’exportation n’avait pas progressé de 6 % hors de France et de 25 % sur pays tiers. L’exportation a représenté, tous bassins de production français confondus, 20 % de l’activité.
En France, les débouchés commerciaux des abattoirs restent sensiblement identiques aux années précédentes. Selon Paul Rouche, la transformation en salaisons absorbe 63 % des volumes, la grande distribution 18 %, la restauration collective 10 % et les bouchers détaillants 8 %.
Le niveau de découpe progresse autant pour livrer des carcasses désossées et découennées aux salaisonniers qui préfèrent travailler des pièces déjà élaborées, que pour préparer des unités de vente consommateurs, recherchées en magasins.