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Empreinte environnementale L’Ademe rend publique une base de données sur 137 produits agricoles

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L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) met une base de données d’inventaires de cycle de vie de 137 produits à disposition du monde agricole. Cette base de données, intitulée Agribalyse, qui sera mise en ligne le 7 octobre, a été présentée le 1er octobre par l’Ademe. Objectif : réduire l’empreinte environnementale et préparer l’affichage environnemental.

Agribalyse, base de données d’inventaires de cycle de vie (ICV), sera mise en ligne le 7 octobre, à disposition des prescripteurs du monde agricole : coopératives, industriels de l’agroalimentaire et de la chimie du végétal, organisations syndicales de producteurs spécialisés, distributeurs, etc. L’Ademe a présenté le 1er octobre cette base de données, qui évalue l’impact environnemental de 137 produits agricoles.
 
L’agroalimentaire « un beau sujet pour l’affichage environnemental »
L’intérêt est, pour chaque filière, de pouvoir dire quelle est la dépense énergétique, l’émission de CO2, l’incidence sur l’acidification du milieu naturel, etc., engendrée par la production d’un litre de lait, d’un kilo de viande de porc ou de bœuf ou d’un kilo de pâtes. Ce genre d’exercice est déjà courant dans la vie quotidienne : les fabricants d’appareils usuels indiquent le nombre de grammes de CO2 émis par km parcouru d’un modèle de voiture ou la consommation d’électricité horaire d’un aspirateur ou d’un lave-vaisselle.
Le monde agricole pourra donc, lui aussi, afficher ce genre d’indications. D’autant plus les consommateurs sont très sensibles aux conditions environnementales de production de leur alimentation parce qu’elle touche leur santé et leur environnement à travers les pesticides, les OGM, les déjections animales, etc. Les filières agroalimentaires « sont attendues sur l’affichage environnemental», a indiqué Alexandra Bonnet, chef du service de l’économie au ministère de l’Écologie. « L’agroalimentaire est un beau sujet pour l’affichage environnemental », a-t-elle résumé. Ce secteur a en effet des spécificités positives pour le milieu de vie : l’absorption du CO2 par les plantes et la valorisation de la biodiversité, a rappelé Alexandra Bonnet.
 
Des données complexes à établir
Mais les données sur l’empreinte écologique d’un produit agricole sont beaucoup plus complexes à établir que dans le secteur automobile ou celui de l’électroménager. Elles nécessitent des paramètres multiples et difficiles à quantifier. « Comment estimer les pertes de nitrates par lessivage sur une culture ? Comment allouer dans un même élevage l’impact écologique dû au lait et à la vache de réforme ? », a exposé Hayo Van der Werf, expert en analyse de cycle de vie à l’Inra.
La mise au point de ces données est le résultat de trois ans et demi de travail commun entre l’Ademe et 14 partenaires, instituts techniques et instituts de recherche. Dix instituts techniques: l’Acta (réseau des instituts techniques agricoles), l’Itavi (aviculture), l’Institut de l’élevage (ruminants), l’Ifip (porc), Arvalis (céréales et fourrages), le Cetiom (oléagineux), l’Unip (protéagineux), l’ITB (betterave), le CTIFL (fruits et légumes), l’IFV (vigne et vin), Terres d’innovation (horticulture). Instituts de recherche : l’Inra et le Cirad. Enfin, l’organisme de recherche agronomique suisse ART Agroscope qui a fourni sa méthode.
La base contient 137 produits agricoles, dont 25 groupes de produits végétaux (dont trois tropicaux) et 14 groupes de produits animaux.

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