L’association d’appui à l’exportation d’agroéquipements, l’Adepta doit forger son nouveau modèle économique, depuis la suppression de la subvention qu’elle recevait du ministère de l’Agriculture, ont indiqué ses dirigeants à son assemblée générale le 21 juin. Cette association de 240 entreprises d’agroéquipements cherche les moyens de faire accéder ses entreprises adhérentes aux nombreuses demandes des pays en développement, notamment d’Afrique.
L’Adepta ne bénéficie plus de la subvention de 900 000 € qu’elle recevait encore en 2018, et qui était de 1,3 M€ plusieurs années avant et de 1,4 M€ encore plus loin dans le temps. Créée en 1977, elle devait faire connaître l’offre des entreprises d’agroéquipements aux partenaires étrangers de la France. Désormais, l’Adepta doit réaliser davantage de prestations pour les entreprises. Pour cela, elle mène maintenant des actions sur mesure, comme le montage d’une mission de prospection pour une entreprise à l’étranger. Elle vend aussi des connaissances de certains marchés.
Avec l’arrêt de la subvention, les cotisations des entreprises de grande taille sont devenues plus importantes, alors que jusqu’en 2018 toutes les entreprises payaient le même montant, a indiqué Michèle Grosset, secrétaire générale. L’Adepta avait un programme fixé par le ministère. Ce n’est plus le cas. Elle doit davantage coller aux demandes des entreprises. « Nous sommes davantage au service de nos entreprises adhérentes », assure Michèle Grosset.
L’Adepta demande à BPI France des seuils de prêts plus bas
L’Adepta a demandé lors de son assemblée générale à la Banque publique d’investissement BPI France de mettre en place des seuils de prêts ou de crédits « acheteurs » plus bas, pour que les « petits tickets » soient accessibles à plus de PME et de TPE. Déjà les seuils ont été abaissés, de plusieurs millions d’euros par dossiers, à 700 000 €, a constaté François Burgaud, président de l’Adepta. Mais « c’est encore trop élevé ». Dans la pratique, l’abaissement des tickets est compliqué : « Nous pouvons passer plus de temps pour le dossier d’un bateau de pêche de 850 000 € que pour celui d’un paquebot de 1,3 M€ », a indiqué Pedro Novo, directeur exécutif chargé de l’export de Bpifrance.
De nombreux projets, tels des mini-laiteries, du matériel d’irrigation, des semences et des usines de concentré de tomates, sont demandés par des entreprises africaines, conscientes du défi démographique, donc alimentaire, des prochaines décennies. Ainsi, le milliardaire nigérian Aliko Dangote, qui a fait fortune dans les ciments, commence à s’intéresser à l’agroalimentaire, a signalé François Burgaud. Le premier milliardaire africain a visiblement été frappé par l’effet d’entraînement de l’action du Sénégal, qui a construit une filière de poulets de chair, alors que jusque-là le pays importait ses produits avicoles. Cet intérêt des fortunes africaines pour l’agroalimentaire laisse présager des contrats possibles pour des équipementiers français.
L’Adepta se tourne également vers l’AFD, l’Agence française de développement. Celle-ci mène une réflexion qui intéresse l’Adepta, qui consiste moins à financer des actions d’infrastructures comme la rénovation des routes, et plus de l’équipement en petit matériel. « Nous ne vendons pas des Airbus mais des tanks à lait, non pour des millions d’euros mais souvent pour des sommes de 100 000 à 200 000 € », a résumé Michèle Grosset.
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L’intérêt des fortunes africaines pour l’agroalimentaire laisse présager des contrats
Développement dans les pays du Sud : l’Afdi bien placée auprès de l’AFD
Selon son président Henri Bies-Péré, l’Afdi, l’association de développement agricole fondée par les membres du Caf (APCA, JA, FNSEA, CNMCCA), serait bien placée pour mettre en œuvre un programme de soutien aux organisations agricoles du Sud, financé par l’Agence française de développement (AFD). L’agence publique aurait récemment sollicité les organisations membres du Caf, pour intervenir sur les thèmes suivants dans les pays du Sud : accompagner le dialogue des organisations agricole avec leurs gouvernements, impliquer les jeunes et les femmes dans ces organisations, et structurer économiquement les filières agricoles. Les organisations du Caf ont ensuite missionné l’Afdi pour proposer un projet à l’AFD, a expliqué Henri Bies-Péré à Agra Presse, le 25 juin, à l’issue de l’assemblée générale de l’association
Communication : Hopscotch devient majoritaire dans Sopexa
Le groupe français de conseil en communication Hopscotch renforce sa participation dans Sopexa, agence de marketing alimentaire, pour en devenir l’actionnaire majoritaire, ont indiqué les deux entreprises le 25 juin. Il porte sa participation de 30,5 % à 66 % du capital. Hopscotch assure que tout en respectant l’ADN de Sopexa, il développera « des synergies opérationnelles visant à accompagner ses clients et à en conquérir de nouveaux à l’international, en exploitant le tissu des 30 agences mondiales et en les enrichissant de ses savoir-faire ». Il se félicite de couvrir ainsi « la totalité des secteurs économiques essentiels (tech, automobile, luxe, banque/assurance, industrie, santé, food…) et l’ensemble des métiers de la communication ».