Extrêmement rares sont les femmes à s’être fait une place dans les associations spécialisées grandes cultures de la FNSEA. Productrice de semences dans la Drôme, investie dans les instances syndicales de sa région, Anne-Claire Vial est l’une d’elles.
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Elle est membre du bureau de l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs). « Le problème des femmes, c’est que souvent, elles s’interdisent de répondre “oui” quand on leur propose de prendre un poste », estime la responsable. Pour une raison simple : « Nous ne sommes pas à égalité avec un homme quand il faut gérer la vie familiale dans le prolongement de la vie politique. Une femme a plus besoin d’être aidée qu’un homme ! ». Anne-Claire Vial se réjouit d’avoir pu s’appuyer sur sa famille pour la garde de ses enfants, notamment, mais aussi et surtout sur son mari, qui l’a toujours soutenue dans son engagement. « Pour qu’une femme s’engage, c’est indispensable qu’elle ait l’adhésion de sa famille et de son conjoint », commente-t-elle. « Mes enfants me taquinent, bien sûr, sur mes réunions avec “mes copains” à Paris, mais derrière, il y a de la reconnaissance pour ce que je fais ». Est-ce difficile d’être la seule femme dans un monde d’homme ? « Je n’ai pas le sentiment d’être traitée différemment ! », répond-elle. « Au sein de l’AGPM, j’apprécie énormément les liens très forts que nous avons », précise-t-elle. Cet « état d’esprit qui perdure » est « très motivant », et essentiel dans les moments difficiles… pour une femme comme pour un homme.