L’adhésion de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce, qui entrera en vigueur dans les prochains mois, inquiète le secteur agricole qui ne s’estime pas préparé pour faire face à l’ouverture à la concurrence internationale. Les autorités russes planchent sur des dispositifs financiers qui limiteraient les impacts de cette adhésion.
Inquiètes de l’entrée de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les organisations agricoles russes demandent 13 milliards de dollars de compensation à leur gouvernement. Dans une lettre adressée au vice-premier ministre russe, Igor Chouvalov, l’Union russe des industriels et entrepreneurs estime que les agriculteurs russes qui sont endettés à hauteur de 50 milliards de dollars ne seront pas en mesure de supporter la compétition avec les producteurs internationaux. Les éleveurs de porcs ont déjà tiré la sonnette d’alarme, affirmant que les importations d’animaux vivants pourraient tripler suite à cette adhésion à l’OMC (1). « Il est nécessaire d’effacer les dettes des agriculteurs, d’indemniser les producteurs agricoles d’une part importante de leurs dépenses en capital, d’étendre le taux d’imposition nul sur le bénéfice avant impôt jusqu’en 2020 (il est actuellement valide jusqu’en 2013), de radier les pénalités et les intérêts sur les locations, et d’accroître la participation de l’État aux coûts de production », demande dans son courrier l’organisation professionnelle. Les services du vice-premier ministre russe seraient en train d’étudier les moyens disponibles pour réduire les effets négatifs de l’adhésion à l’OMC. La banque d’Etat Rosselkhozbank a déjà annoncé qu’elle travaillait à la mise en place d’un fonds spécial pour l’agriculture qui pourrait être doté de 4,5 milliards de dollars.
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