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Grippe aviaire L’Afrique démunie face au virus H5N1

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A l’occasion de la quatrième conférence internationale sur la grippe aviaire à Bamako (Mail), du 6 au 8 décembre, la FAO a lancé un appel aux bailleurs de fonds internationaux pour qu’ils viennent en aide à l’Afrique. « », a prévenu Alexander Müller, le sous-directeur général de l’organisation.

Dans la lutte contre le H5N1, la forme la plus virulente du virus de la grippe aviaire, « un maillon faible entraînerait un effet domino qui torpillerait tous les acquis. L’heure n’est pas à la complaisance », a insisté le représentant de la FAO à l’ouverture de la conférence de Bamako, le 6 décembre. La FAO a déjà reçu plus de 57 millions d’euros et attend encore 18 millions. Mais des experts de la Banque mondiale et de l’ONU estiment entre 750 millions d’euro et un milliard les sommes nécessaires pour mener efficacement la lutte contre la maladie. La moitié de ces crédits devraient aller aux pays du continent africain. Des foyers ont été repérés au Nigeria, en Egypte, au Niger, au Cameroun, au Burkina Faso, au Soudan, en Côte-d’Ivoire et à Djibouti. Un effort particulier doit être porté pour inciter les populations à communiquer les cas suspects et éviter que ceux-ci ne soient commercialisés sur les marchés. Selon les experts, le continent africain n’a pas été contaminé par des oiseaux migrateurs, mais plutôt par des importations de poussins d’un pays infecté, soit en provenance de Chine soit de Turquie.

La FAO souhaite que le Vietnam soit pris pour exemple. Dans ce pays, « la stratégie intégrée (surveillance, contrôle, renforcement de l’efficacité des laboratoires, vaccination, abattage) a permis d’éviter une situation désastreuse », défend l’organisation qui estime que cela n’aurait pas été possible sans les apports financiers internationaux.

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De son côté, l’Union européenne, relativement épargnée par le virus cette année, a décidé, le 1er décembre, de prolonger l’embargo sur toutes les importations d’oiseaux vivants. Au printemps prochain, l’ensemble des mesures de précautions destinées à empêcher le développement dans la Communauté du virus seront réexaminées par les experts vétérinaires du Comité permanent de la chaîne alimentaire.