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L’agriculture bio se défend d’avoir recours à plus de pesticides que le conventionnel

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L’organisation de défense du secteur biologique IFOAM, l’ONG GLOBAL 2000 et l’association internationale des fabricants de produits de biocontrôle (IBMA) ont présenté le 23 février les résultats d’une étude sur la comparaison toxicologique des substances actives pesticides approuvées pour l’agriculture conventionnelle et biologique en Europe. « Les différences que nous avons constatées sont aussi significatives que peu surprenantes », constatent-elles : 55 % des 256 substances actives autorisées uniquement dans l’agriculture conventionnelle sont assorties d’avertissements liés aux risques pour la santé ou l’environnement contre seulement 3 % des 134 substances actives naturelles, également autorisées en agriculture biologique.

Et d’ajouter que la cancérogénicité présumée ou les effets létaux aigus ont été relevés dans 16 % des pesticides utilisés en agriculture conventionnelle, mais dans aucun des pesticides autorisés en agriculture biologique. Enfin, les trois organisations soulignent que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) « a jugé approprié de fixer des valeurs guides fondées sur la santé pour une dose acceptable en milieu professionnel ou alimentaire pour 93 % des substances pesticides conventionnelles, mais seulement pour 7 % des substances pesticides actives naturelles ».

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Elles veulent se défendre des attaques croissantes venant de « l’industrie européenne des pesticides » qui met en garde contre les « compromis écologiques qu’implique une augmentation des surfaces en agriculture biologique qui conduirait à une hausse du volume global d’utilisation de pesticides en Europe ». Elles appellent au contraire les pouvoirs publics à encourager les politiques et les stratégies visant à réduire l’utilisation et le risque des pesticides, et à renforcer l’agriculture biologique.