Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, a annoncé, le 7 juillet, que le programme agricole « 4 pour 1000 » de stockage de carbone dans les sols est désormais inscrit dans l'agenda des solutions de la COP21.
« Le programme 4 pour 1000 (stockage du carbone dans les sols, ndlr) est intégré à l'agenda des solutions de la COP21 », a déclaré Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, lors du colloque organisé à Paris en parallèle de la conférence scientifique sur le climat qui se tient à l'Unesco jusqu'au 10 juillet. Selon le ministère de l'Ecologie, l'Agenda des solutions regroupe « l'ensemble des initiatives complémentaires à l'accord (climat, ndlr) qui associent gouvernements et acteurs non-étatiques, et qui visent à soutenir et amplifier les engagements des Etats dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'adaptation aux impacts du dérèglement climatique et au financement de ces actions ». Concrètement, ce document sera limité en longueur. Le ministre insiste : « on est dans la pratique ». Il a rappelé la nécessité du travail des scientifiques. « Nous avons besoin d'évaluer et de cartographier les potentialités des sols pour stocker le carbone », précise-t-il. Cette étape est incontournable pour, ensuite, « mettre en place des politiques publiques pour atteindre ces objectifs de stockage ». Côté scientifique, François Houllier, directeur général de l'Institut national de la recherche agronomique, rappelle que le programme 4 pour 1000 est une « belle opportunité scientifique » pour que l'agriculture soit prise en compte au cours des négociations de la COP21.
Les financeurs sont de la partie
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En outre, « cette question du stockage du carbone dans les sols mobilise les scientifiques sur tous les continents », poursuit-il. Outre, les scientifiques, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll développe : « j'ai vu le directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation), lui aussi est très intéressé ». Les bailleurs de fonds aussi sont prêts. La Banque mondiale, l'Agence française du développement sont aussi motivés par le programme 4 pour 1000... il ne reste qu'à définir, cartographier ses objectifs.
Au-delà du programme 4 pour 1000, Stéphane Le Foll rappelle que dans le futur accord, « chaque mot comptera ». Et leur nombre sera limité. Concrètement, le monde agricole entend relever le défi de ne pas être oublié des négociations. Il s'agit aussi d'inscrire l'agriculture, pas seulement comme émettrice de gaz à effet de serre, mais surtout comme « partie de la solution » au changement climatique.