Les paramètres d’une réforme et la réduction des soutiens internes à l’agriculture américaine sont les clefs pour relancer la dynamique des négociations de l’OMC dans la perspective de la conférence ministérielle de Hong Kong, selon une note remise le 5 octobre par Peter Mandelon aux autres membres de la Commission européenne. L’agriculture est le moteur du cycle de Doha, en partie parce que ce domaine n’a pas été complètement traité lors de l’Uruguay Round, mais surtout parce qu’elle est considérée par de nombreux pays en développement comme le moyen de s’attaquer aux barrières commerciales des pays développées et de mieux exploiter leur propre potentiel, selon le commissaire au commerce. Des pays comme l’Argentine, le Brésil et l’Inde « montreront plus d’ambition sur les tarifs industriels s’ils pensent qu’ils obtiendront quelque chose de satisfaisant sur l’agriculture», ajoute-t-il.
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M. Mandeslon confirme aussi que les principaux négociateurs commencent à établir des liens entre les différents volets de la négociation de l’OMC, citant l’accès aux marchés agricoles dans le cas de l’UE, les subventions agricoles internes et les mesures anti-dumping pour les Etats-Unis, les tarifs industriels et les services pour le Brésil ou encore les tarifs industriels pour l’Inde.