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Monde L’agriculture, primordiale pour une gestion durable de l’eau, selon la FAO

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« Il est temps d’arrêter de traiter les questions de l’alimentation, de l’eau et de l’énergie comme s’il s’agissait de thèmes séparés. Il convient de relever le défi en instaurant un équilibre judicieux entre les besoins de ces trois secteurs. A cet égard, il faut tabler sur les synergies et trouver de nouvelles opportunités pour réduire le gaspillage et identifier des moyens pour partager et réutiliser l’eau au lieu qu’elle soit un objet de compétition ». C’est qu’a fait valoir Alexander Mueller, sous-directeur général de la FAO, lors d’une conférence internationale à Bonn sur l’eau, l’énergie et la sécurité alimentaire.

Selon M. Mueller, l’agriculture est au cœur du « lien eau-énergie-alimentation ». L’agriculture, fait-il observer, est primordiale pour assurer la nourriture, l’eau, la lumière, la chaleur et bien d’autres produits et services à 9 milliards d’individus. Selon lui, « si nous avons la volonté politique et la clairvoyance nécessaires, nous pouvons faire de l’agriculture le moteur de l’économie verte de demain. Les systèmes agricoles qui ont su s’adapter aux changements climatiques et qui utilisent efficacement les ressources en eau, terre et énergie doivent devenir la clé de voûte de l’économie verte du futur ».

Revoir complètement le système de production alimentaire mondial
Par ailleurs, la Commission sur l’agriculture durable et le changement climatique (CCAFS) préconise des actions immédiates en vue de réorienter le système alimentaire mondial, avec une approche socialement équitable. « Il s’agit de réorienter le système alimentaire dans son ensemble – pas seulement la production agricole et pas uniquement dans les pays en développement », selon le professeur John Beddington, président de cette commission regroupant 13 scientifiques et experts créée en février à l’initiative du groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR). « Nous avons besoin d’une approche cohérente et socialement équitable », a-t-il déclaré. Dans un document à l’adresse des décideurs, la CCAFS formule plusieurs recommandations, invitant à « relever significativement le niveau global des investissements dans l’agriculture durable »  au cours de la prochaine décennie, à « intensifier » la production tout en « réduisant les émissions de gaz à effet de serre et autres impacts environnementaux négatifs de l’agriculture », à « réduire les pertes et les gaspillages à tous les stades des filières agricoles et alimentaires », à repenser les moyens d’accès aux produits agricoles et à cibler les populations les plus vulnérables. Le rapport final de la CCAFS, sur lequel sont fondées ces recommandations, doit être publié début 2012.

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