L’agriculture au Sénégal qui occupe plus de 70% de la population, est considérée comme le moteur de la croissance de l’économie du pays. Elle traverse une passe difficile, due au déficit pluviomètrique chronique, à la mévente des récoltes d’arachide, à la réduction des terres de culture à cause de la salinité, ainsi qu’à l’acidification ou érosion éolienne des sols, à l’ensablement des terres de bas-fonds, et au risque de rupture de l’équilibre entre l’eau douce et l’eau salée, appelée aussi menace d’intrusion marine, indique la FAO. Conséquence, la part dans le Produit intérieur brut (PIB) baisse chaque année. En 2004, elle représentait 17,9% du PIB. Pour faire face à cette situation, le président Abdoulaye Wade avait entrepris un vaste programme de développement agricole, marqué par la mécanisation, la diversification et la permanence des activités agricoles en toutes saisons. Après avoir investi, en 2011/2012, 25 milliards de francs CFA (38,11 millions d’Euros) pour l’achat de semences et d’intrants agricoles, il prévoyait de consacrer, en 2012, 165 autres milliards de francs CFA (251,5 millions d’euros), à l’aménagement de terres dans le cadre du programme d’autosuffisance en riz, au nord et au sud, en plus du Plan Retour vers l’agriculture qui a créé 24 fermes agricoles, et le soutien à l’entreprenariat rural qui a financé 1 514 projets.
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