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Compétitivité L’agriculture toujours en attente de son contrat de génération

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Le président des Jeunes agriculteurs devait, ce 3 mai, aborder la question du contrat de génération avec le président de la République, en visite officielle dans le Doubs, sur le thème de l’emploi en milieu rural.

Il l’avait promis, en février, à l’occasion du Salon international de l’agriculture : François Hollande avait annoncé lors de sa visite, sur le stand des Jeunes agriculteurs, l’introduction du contrat de génération en agriculture. Une réponse faite à la suite d’une interpellation, quelques minutes plus tôt, par le président des Jeunes agriculteurs, François Thabuis. D’ores et déjà accessible aux employeurs du monde agricole, « le contrat de génération doit être décliné aux entrepreneurs agricoles également dans le cadre de la reprise d’une exploitation, a confirmé, le 2 mai, le chef de la centrale agricole. Comme une sorte de pré-installation, nous savons que ce type de dispositif pourrait profiter aux jeunes générations ». Selon lui, l’incitation des cédants à transmettre leur exploitation est essentielle pour installer plus de jeunes et donc permettre le renouvellement des générations en agriculture. Faute de réponse depuis février, François Thabuis prévoyait d’aborder à nouveau le sujet, le 3 mai, avec le chef de l’Etat, en visite dans le Doubs, sur le thème de l’emploi en milieu rural.

30 au lieu de 26 ans

Le contrat de génération vise à favoriser l’embauche des jeunes et le maintien des seniors dans l’emploi, avec à la clef des incitations financières pour les entreprises. La loi du 1er mars 2013 (complété par un décret du 15 mars) accorde ainsi une aide forfaitaire de 4 000 euros par an, pendant trois ans, aux entreprises de moins de 300 salariés qui embauchent en CDI un jeune de moins de 26 ans, à condition de maintenir en emploi un salarié de plus de 57 ans. Dans une question écrite, fin avril, au ministre du Travail, le député socialiste, Jacques Cresta (Pyrénées orientales) a demandé par ailleurs la révision des critères d’éligibilité au contrat de génération. Notamment, celui de l’âge, en particulier pour les agriculteurs et les artisans. « En effet, l'âge maximum étant de 26 ans, cela ne correspond pas traditionnellement à l'âge moyen de reprise d'activité artisanale ou agricole, qui est généralement autour des 30 ans ». Le parlementaire a ainsi fait valoir auprès du gouvernement (qui n’a pour le moment pas donné sa réponse), la nécessité de faire bénéficier les jeunes de moins de 30 ans de ce dispositif, dans le cadre d’« une reprise artisanale ou agricole ».

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