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Catastrophe naturelle L’agriculture vendéenne et charentaise très affectée par la tempête Xynthia

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Après le passage de la tempête Xynthia sur le littoral atlantique français, plus de 52 000 hectares de terre agricoles ont été noyées sous l’eau salée en Vendée et en Charente-Maritime. La France, qui s’est tournée vers Bruxelles pour demander l’activation du fonds de solidarité de l’UE, a débloqué une aide d’urgence de 5 millions d’euros en direction des agriculteurs sinistrés pour faire face aux besoins immédiats de trésorerie. Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a également indiqué que les indemnisations du FNGCA (Fonds national de garantie contre les calamités agricoles) seraient mises en œuvre.

Une forte tempête accompagnée de pluies torrentielles et de vents violents s’est abattue du 27 au 28 février sur le littoral atlantique français, faisant 52 morts, de nombreux sans-abris et d’importants dégâts aux infrastructures et réseaux électriques, aux entreprises oléicoles et exploitations agricoles. Plus de 55 000 hectares de terres agricoles ont été inondés d’eau salée désormais stagnante en Vendée et Charente-Maritime, les deux départements les plus touchés. En Charente-Maritime, la situation est catastrophique, on évalue à plus 40 000 hectares (environ 10% des terres utiles cultivées du département) les surfaces agricoles touchées par l’effet raz-de-marée, l’eau salée rendant la terre impropre à la culture. En Vendée, quelque 5 000 hectares ont été inondés dans le marais poitevin, et 2 000 hectares dans le marais breton. Plusieurs milliers de bovins, moutons ou chèvres ont du être déplacés par bateau ou par bétaillère et un millier de cadavres d’animaux ont été ramassés dans les champs.

Dix semaines pour chiffrer les dommages
Le gouvernement, qui a demandé l’activation du fonds de solidarité de l’UE, a dix semaines pour chiffrer les dommages causés par cette tempête. « Nous mettrons tout en œuvre pour utiliser au maximum les possibilités que nous offre » la politique européenne, « pour faire rapidement face à cette situation », a promis le commissaire européen en charge de la politique régionale Johannes Hahn. Au titre du fonds de solidarité, l’assistance financière de l’UE est limitée au financement d’interventions d’urgence entreprises par les autorités publiques pour faire face à des dommages non assurables, tels que la réparation d’infrastructures vitales, le coût des opérations de sauvetage ou la mise à disposition de logements provisoires. Mais la France peut transférer des fonds alloués dans le cadre d’autres programmes financés par l’UE dans le but de concentrer les aides sur la reconstruction des zones dévastées. Elle bénéficie ainsi de 14,4 milliards d’euros au titre de la « politique de cohésion » pour la période 2007-2013 via le Fonds européen de développement régional (9 milliards) et le Fonds social européen (5,4 milliards). La France avait bénéficié d’une aide financière de 109,5 millions d’euros du Fonds de solidarité de l’UE après les ravages causés dans les Landes en mai 2009 par l’ouragan Klaus, considéré comme une catastrophe majeure.

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