Lors des vœux de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) le 10 janvier, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a indiqué que l’agro-écologie est un moyen de réduire les charges opérationnelles, et donc d’améliorer la compétitivité. Il s’exprimait ainsi en confirmant son objectif, en voie de réalisation, que soient insérées des pratiques environnementales dans les cahiers des charges des productions sous signes de qualité (appellations, IGP, bio, etc.). « Il ne doit pas y avoir d’opposition entre les enjeux environnementaux et les enjeux économiques. L’environnement doit être un élément de la dimension économique », a-t-il déclaré. Et d’expliquer : « Il ne faut pas considérer que les charges sociales dans la compétitivité, il faut prendre en compte les charges opérationnelles. La réduction des phytos est un moyen de réduire celles-ci ».
Le ministre a souligné une mesure concernant la défense des productions sous signes de qualité et qui, par la protection de l’environnement, évite le grignotage urbain : les commissions départementales de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) peuvent bloquer des projets d’urbanisme quand ceux-ci mettent en péril une production de terroir à haute valeur ajoutée. Stéphane Le Foll a dénoncé une consommation « trop facile d’espace agricole » en France.
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Il a rappelé à l’occasion des vœux que l’INAO fera peau neuve cette année : d’une part son directeur, Jean-Luc Dairien, partira à la retraite en avril. Il sera remplacé par Marie Guittard, conseillère du Premier ministre pour l’agriculture, a-t-il précisé. D’autre part les comités nationaux des professionnels (par filières : fromages, vins, viandes, volailles) pilotés par l’INAO seront renouvelés début 2017, avec mandat jusqu’en 2021.
Stéphane Le Foll s’est rendu pour la 5e fois depuis son mandat aux vœux de l’INAO, ont salué Jean-Luc Dairien et Jean-Charles Arnaud, président du comité permanent de l’institut.