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Biomasse L’agroalimentaire en tête des utilisations de chaleur renouvelable

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L’agroalimentaire est en tête des utilisations de chaleur renouvelable obtenue à partir de biomasse, a indiqué l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) lors d’un point presse fin octobre sur le bilan du Fonds Chaleur, fonds doté de 1,2 milliard d’euros sur cinq ans depuis 2008.

Depuis son lancement en octobre 2008, le Fonds Chaleur, fonds géré par l’Ademe ayant pour mission de soutenir l’investissement dans la production de chaleur renouvelable (biomasse, géothermie, solaire), a convaincu en premier lieu le secteur agroalimentaire. Ainsi, depuis les premiers appels à projets du Fonds Chaleur en 2009, le secteur agroalimentaire mène 29 projets, suivi du secteur papier-carton (avec 14 projets), puis du secteur tuilerie-briquetterie (10 projets), des industries du bois (8 projets) et de l’industrie chimique (6 projets). Les autres projets sont portés par une multitude d’autres secteurs, comme les biocarburants (2 projets), l’industrie aéronautique (2 projets).

Trois projets agroalimentaires en service d’ici fin 2011

Parmi les projets agroalimentaires, plusieurs sont conduits par des laiteries (Société industrielle laitière du Léon dans le Finistère, Laiterie Triballat à Rians dans le Cher, usine Nestlé à Challerange dans les Ardennes). D’autres le sont par des industriels des céréales (Roquette à Beinhem dans le Bas-Rhin, Malteries Soufflet à Nogent-sur-Seine dans l’Aube, Auvergne Trituration – Saipol – à Lezoux dans le Puy-de-Dôme). Pour l’instant, quatre projets du Fonds Chaleur ont été mis en service, dont deux agroalimentaires : deux de Michelin, l’un de Bonilait à Saint-Flour et l’autre de Saipol à Lezoux.
Avant fin 2011, trois projets devraient entrer en fonctionnement, a précisé l’Ademe : celui des Malteries Soufflet dans l’Aube, de valorisation de la chaleur générée par la combustion des poussières de silos ; celui de Malteurop dans la Marne, de combustion de plaquettes forestières à 90% ; et celui de Cristanol dans la Marne, de combustion de paille et de son de blé et de plaquettes forestières.
Les plaquettes forestières sont issues normalement uniquement du nettoyage des sous-bois et ne ponctionnent généralement pas de bois utilisable par l’ameublement et la tonnellerie. En revanche les industriels des panneaux de bois font état d’une compétition d’usage de plus en plus exacerbée entre eux et le bois-énergie.

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