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Lait : Bel et les producteurs s’engagent pour « un lait plus durable et rémunérateur »

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Le géant du fromage Bel (Babybel, Kiri, Boursin) et l’Association des producteurs de lait Bel Ouest (APBO) se sont mis d’accord dans le cadre de la signature de leur accord annuel, lundi 6 décembre, sur un nouveau prix de référence pour « un lait plus durable et rémunérateur » qui respectera un cahier des charges, ont annoncé les deux parties dans un communiqué commun le 6 décembre. Fixé à 377 €/1 000 l, ce prix sera payé à « 100 % des exploitations » en contrat avec le groupe. En effet, toutes sont déjà conformes aux critères définis dans le cadre de cet accord : une alimentation non-OGM et des vaches en pâturage. Le respect de ce cahier des charges donnait jusque-là accès à une prime garantie par Bel, aujourd’hui intégrée au prix de référence qui augmente de 2,6 % par rapport à 2021.

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Les 750 membres de l’APBO se sont engagés à garantir une alimentation animale totalement européenne, ce qui ouvrira le droit à une prime additionnelle garantie de 5 €/1 000 l au 1er octobre 2022. Ainsi, « pour un lait toutes primes confondues en 2022 (hors bio) », Bel et l’APBO projettent « un prix moyen payé de 406 €/ 1 000 l et un engagement de volume maintenu à 405 millions de litres ». « Ce prix, renégocié annuellement, prend en compte une part de la hausse des charges des éleveurs », précise Gilles Pousse, le président de l’APBO. Le prix du lait bio est, lui, maintenu au même prix qu’en 2021 : 478 euros. Dans le cadre de l’engagement pris par le groupe de réduire de 20 % les émissions de carbone dans les exploitations d’ici 2030, quinze fermes pilotes expérimenteront de nouvelles techniques d’élevage pour « développer leur autonomie protéique et limiter les émissions de méthane ». Par ailleurs, une trentaine de fermes sont déjà engagées dans une démarche de labellisation bas carbone.

Une alimentation non-OGM et des vaches en pâturage