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Lait : des prix « au-dessous du minimum vital », selon la FNPL

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À 300 euros les 1 000 litres, le prix du lait pour le mois d’avril 2018 ne satisfait pas la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL). En effet, dans un communiqué de presse du 18 avril, le syndicat dénonce un « prix du lait en avril au-dessous du minimum vital » et un « retour dans l’ancien monde, celui d‘avant les Egalim ». Il accuse les industriels de ne pas répercuter les hausses de prix sur les produits laitiers qui leur ont été consenties par les distributeurs lors des dernières négociations commerciales.

L’Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell) fait le même constat et dénonce, dans un communiqué de presse du 17 avril, les méthodes de Lactalis et le prix du lait du mois d’avril. En effet, aucun accord n’a pu être trouvé avec l’entreprise lors des négociations sur le prix du mois d’avril et, selon l’AOP, le prix proposé par Lactalis ne correspond ni à l’ancienne formule de calcul, ni à la nouvelle qui avait été utilisée pour le premier trimestre 2018. Ainsi, l’Unell « considère que le prix annoncé n’est qu’un prix d’acompte puisqu’il est infondé et sans justification ». L’union appelle l’industrie à trouver une solution « rapide » afin de réintégrer le différentiel sur les mois à venir.

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Dans un contexte de forte pression sur les prix du lait payé aux producteurs, le commissaire européen Phil Hogan a rappelé, lors d’une réunion avec les acteurs européens de la filière laitière le 12 avril, qu’il n’y a aucune justification pour que l’existence des stocks ou leur écoulement aient un impact négatif sur le prix du lait payé au producteur. En effet, seuls 6 % du lait européen sont transformés en poudre de lait écrémé et les prix du beurre sont à des niveaux élevés permettant une bonne valorisation du lait. Sur la même ligne, la FNPL rappelle que le niveau des stocks de poudre européens « ne peut expliquer à lui seul » la pression sur le prix, ne comprenant pas comment « ces 6 % impacteraient 100 % du prix du lait alors que 50 % du lait produits en France est valorisé sur le marché français ! »

La FNPL accuse les industriels de ne pas répercuter les hausses de prix consenties par les distributeurs